Comment réaliser une serre écolo et à moindre frais

17 février 2018 / Christine Laurent (Reporterre)

Il est plus simple de faire les semis près du lieu de leur mise en terre. Pour ce faire, une petite serre a été installée au Jardin sans pétrole, pour un coût modique et quelques heures de travail.

Me voilà de nouveau sans vélo. Vélo qu’un voleur est venu me chaparder jusque dans le hall de notre petit immeuble. Nous partons donc au jardin en voiture, avec le matériel nécessaire à la construction d’une petite serre. Nous allons tenter à nouveau de faire des semis à distance pour les tomates, les courgettes, les courges et plus tard, à l’automne, des choux mizuna, qui ressemblent à de la roquette, ou de la mâche, qui, un peu abritée, donnerait des bouquets plus avantageux.

Nous emportons donc deux tiges de fer à béton de 1 cm de diamètre, deux plaques de treillis soudés et une bâche confectionnée dans une chute de film de polyéthylène souple, le genre de plastique que l’on utilise pour protéger les murs ou le sol à l’occasion de travaux. Du polyéthylène ? Mais c’est fabriqué à partir de pétrole ! Plus forcément. Depuis une dizaine d’années, ce plastique peut aussi être fabriqué avec de l’éthanol issu par exemple de la culture de la canne à sucre. Pour autant, cet usage est une entorse à notre ligne de conduite, mais il s’agit d’un reste de rouleau, c’est-à-dire d’une réutilisation.

Une couche chaude avec du fumier de cheval recouvert d’un carton 

Mes efforts pour transformer ce morceau de plastique en une housse sur mesure furent un morceau de bravoure ! Pour que les coutures ne se déchirent point, Jean-Marie a coupé dans un vieux drap des bandes de lin de 2 cm de large, à l’intérieur desquelles j’ai enfermé les deux extrémités des pièces de plastique à assembler, avant de les coudre sur ma petite machine de ménage, en utilisant le zigzag discontinu afin de prévenir les déchirures futures.

Notre petite serre pour les semis, de deux mètres de long, 0,8 de large et 0,9 de haut, tient la route. Son prix de revient est de 12 euros pour la ferraille, auxquels on peut ajouter les trois heures de façonnage.

Une fois la structure fixée au sol avec des étriers fabriqués eux aussi avec du fer à béton, nous avons créé une couche chaude avec du fumier de cheval recouvert d’un carton sur lequel nous poserons nos jeunes plants.

En attendant, nous avons démarré les tomates derrière la fenêtre de notre appartement parisien.




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Lire aussi : La chronique du jardin sans pétrole - Août 2014 à Mars 2015

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos : © Christine Laurent/Reporterre

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