Coordination rurale : des députés demandent une enquête après les menaces du nouveau président
Bertrand Venteau sur le plateau de France 3 Limousin, le 20 novembre. - Capture d’écran / France 3 Limousin
Bertrand Venteau sur le plateau de France 3 Limousin, le 20 novembre. - Capture d’écran / France 3 Limousin
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« Les écolos, nous devons leur faire la peau. » Deux jours après les propos menaçants de Bertrand Venteau, nouveau président du syndicat agricole Coordination rurale, les réactions se multiplient.
Auditionnée au Sénat mercredi 19 novembre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a jugé « préoccupantes » ces déclarations : « Je condamne fortement des propos menaçants qui ont été tenus et qui, en plus, opposent des modes d’agriculture […]. C’est une erreur profonde. »
Mercredi, 17 parlementaires issus des Écologistes ont écrit à la procureure d’Auch, pour demander l’ouverture d’une enquête « susceptible d‘établir les responsabilités pénales » du responsable syndical. « L’emploi explicite de l’expression "faire la peau", dans un contexte conflictuel et face à un auditoire acquis, constitue un appel à des violences », écrivent les élus. France Nature Environnement a également annoncé déposer plainte pour incitation à la haine et à la violence.
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Mercredi 19 novembre, lors du 32e congrès de la Coordination rurale, syndicat agricole contestataire proche de l’extrême droite, Bertrand Venteau, déjà connu pour ses nombreuses déclarations menaçantes, avait affirmé : « Les écolos ont tout colonisé. Dans les ministères, dans les Directions départementales de territoires, dans les agences et offices de l’État. Office français de la biodiversité, agence de l’eau : il faut supprimer tout ça. [...] Les écolos, la décroissance, veulent nous crever, nous devons leur faire la peau. » Invité de France 3 Limousin ce jeudi soir, il a affirmé ne pas regretter ces déclarations.
Les violences et intimidations envers des militants écologistes ou agents de l’État se sont multipliées ces dernières années, comme l’a maintes fois chroniqué Reporterre (lire ici, ici, ici ou là). Les agents de l’Office français de la biodiversité ont notamment été à de nombreuses reprises pris pour cible.