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Climat

Cyclone : La Réunion a évité « le pire »

L’île avait été placée en vigilance violette à 6 heures du matin heure locale (3 heures à Paris).

Le cyclone Belal a frappé La Réunion moins violemment que prévu. L’île a été placée en vigilance violette le 15 janvier, le plus haut niveau d’alerte, avant de repasser en alerte rouge.

Belal aura été un peu moins violent que ce qu’avaient envisagé les prévisionnistes de Météo-France. Le cyclone tropical qui a touché l’île de La Réunion le 15 janvier a dévié un peu plus au nord de l’île. Selon Keraunos, l’Observatoire français des tornades et orages violents, cette trajectoire « a probablement permis d’éviter le pire sur l’île, malgré des rafales fréquemment comprises entre 150 et 180 km/h ». Ont été relevées des pointes à plus de 200 km sur les hauteurs.

« Toute la nuit, nous avons subi les assauts du vent, des vagues, il y a eu quelques submersions ici et là, mais sans grande difficulté », a déclaré à la mi-journée le maire de Saint-Paul, Emmanuel Séraphin, sur Franceinfo. « On a eu énormément de pluie, donc les cours d’eau sont encore en crue, mais on a eu une légère décrue, c’est plutôt positif », a-t-il ajouté.

L’île avait été placée en vigilance violette à 6 heures du matin heure locale (3 heures à Paris). Ce niveau d’alerte, créé en juillet 2022, est le plus haut niveau en cas de cyclone. Il signifie un danger immédiat et des vents au cœur du cyclone supérieurs à 200 km/h. Il impose un confinement strict de l’ensemble de la population, y compris des services de secours et de sécurité.

« Durant cette phase, il n’y plus de possibilité de secours immédiat », rappelait la préfecture de La Réunion dans un communiqué publié la veille. L’alerte violette avait déjà été déclenchée en octobre 2023 en Guadeloupe en raison du passage de l’ouragan Tammy.

Une personne sans domicile fixe décédée

La Réunion est repassée en alerte rouge à 13 heures (10 heures à Paris) permettant aux secours de reprendre les interventions d’urgence. La préfecture a confirmé un premier décès, celui d’une personne sans domicile fixe, qui avait refusé d’être évacuée vers un centre d’hébergement, selon Réunion, La 1re.

Le préfet, Jérôme Filippini, a dressé un premier bilan du cyclone à la mi-journée : 100 000 foyers privés d’électricité sur 430 000, soit 23 % des clients ; des coupures préventives d’eau pour 37 000 personnes et un possible impact plus large pour plus de 100 000 personnes ; près de 17 % des abonnés privés de téléphone fixe ; environ 7 % de relais de téléphone mobile hors service.

Gros dégâts aussi à l’île Maurice

L’île Maurice a, elle aussi, subi des pluies diluviennes et est confrontée à d’importantes inondations qui ont piégé de nombreux travailleurs, selon Le Mauricien. Un homme a également été retrouvé mort sur une autoroute inondée. Un manque d’anticipation de la part des autorités est dénoncé par les habitants.

Avec le dérèglement climatique, les cyclones tropicaux pourraient devenir plus intenses, comme le rappelle le sixième rapport du Giec [1]. En moyenne, leur intensité devrait augmenter de 5 % et la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5 de 14 %. Les canicules marines figurent parmi les causes de cette accentuation des phénomènes. En septembre 2023, Laurent Bopp, océanographe, expliquait à Reporterre que « les vagues de chaleur marine facilitent l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes, comme les cyclones tropicaux ».

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