Data centers : des milliards d’euros d’investissements en France
Un data center à Marcoussis (Essonne), en France, le 14 février 2025. - © Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Un data center à Marcoussis (Essonne), en France, le 14 février 2025. - © Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Lors du sommet Choose France (« Choisir la France ») mettant allégrement en scène les investissements privés étrangers en France, le 19 mai, l’accent a une nouvelle fois été mis par la présidence de la République sur les gigantesques centres de données. Le géant étasunien de la logistique, Prologis, devrait annoncer un investissement de 6,4 milliards d’euros pour la construction de nouveaux entrepôts et le financement de quatre data centers géants, indique Le Parisien. Ces annonces viennent s’ajouter aux 109 milliards d’euros d’investissements promis lors du Sommet sur l’intelligence artificielle (IA) en février.
Déjà, lors de ce sommet, le fonds canadien Brookfield avait annoncé 15 milliards d’euros d’investissements pour faire sortir de terre un gigantesque data center à Cambrai (Nord), dont la puissance maximale attendue sera de 1 gigawatt, soit la consommation électrique d’une ville de 1 million d’habitants.
La France compte déjà 300 data centers et s’est engagée dans une course au gigantisme à travers 35 nouveaux centres de grande taille annoncés par l’Élysée début février, pour répondre aux besoins de l’intelligence artificielle. Elle se positionne en nouvel eldorado pour les opérateurs, à l’heure où des villes comme Amsterdam ou Dublin décrètent des moratoires pour ne pas fragiliser leur système électrique [1]. Et la loi de Simplification, en cours d’examen à l’Assemblée nationale, doit réduire les possibilités de recours contre ces chantiers, qui interrogent quant à leur consommation d’énergie.
Outre l’IA, le panel de multinationales défilant au sommet Choose France fait également figurer Amazon. La « big tech » étasunienne compte construire une agence de livraison en Auvergne-Rhône-Alpes et un centre de distribution en Eure-et-Loir, moyennant 300 millions d’euros d’investissement.