De l’urine comme engrais ? 80 % des agriculteurs bio se disent prêts
La Fnab et le RAE plaident pour que les excrétas humains puissent être réutilisés par les agriculteurs bio. - Pexels/CC/Cristian Rojas
La Fnab et le RAE plaident pour que les excrétas humains puissent être réutilisés par les agriculteurs bio. - Pexels/CC/Cristian Rojas
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« Chaque jour, nous tirons la chasse sur un trésor. » À l’occasion de la Journée mondiale des toilettes, le 19 novembre, les acteurs de la bio et de l’assainissement écologique rappellent une évidence : « Notre urine et nos matières fécales, riches en nutriments essentiels pour les plantes, sont perdues alors qu’elles pourraient nourrir les sols. »
La Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) et le Réseau de l’assainissement écologique (RAE) plaident ainsi pour que les excrétas humains puissent être réutilisés par les agriculteurs bio — dont 80 % seraient prêts à utiliser de tels fertilisants selon la Fnab.
Alternatives aux engrais de synthèse polluants mais aussi au fumier qui tend à diminuer avec le déclin de l’élevage, les excrétas humains « constituent une ressource naturelle aujourd’hui largement gaspillée », insistent les deux organisations.
De nombreux projets sont déjà en cours — que Reporterre a pu raconter ici et là. Mais ils se heurtent à des freins économiques, réglementaires — le cadre européen ne permet pas pour le moment la réutilisation des excrétas humains en agriculture bio — et psychologiques. La Fnab et le RAE appellent donc l’État à soutenir les acteurs et les collectivités volontaires.