Des algues en façade pour chauffer les immeubles

Durée de lecture : 2 minutes

26 septembre 2014 / Inspire Institut

L’Agence d’architecture autrichienne Splitterwerk a mis au point un concept de façade à base d’algues. Ce projet innovant baptisé BIQ permet au bâtiment d’accéder à une certaine autonomie énergétique grâce à l’énergie solaire et à la photosynthèse.


Les façades bio-adaptives de ce bâtiment passif sont constituées de micro-algues intégrées dans les parois. Le BIQ permet ainsi à un bâtiment d’accéder à une certaine autonomie énergétique. Comment ? Grâce au recours à l’énergie solaire et à la photosynthèse ainsi qu’au recyclage de l’énergie solaire.

Des volets bio-réactifs constitués de micro-algues habillent l’immeuble. Ce système permet un développement rapide des algues, en leur offrant les conditions favorables à leur survie. Il ne reste plus alors qu’à capter l’énergie thermique qui émane des algues.

Cette énergie sert ensuite à l’alimentation en énergie de l’édifice. La présence des algues en façade et sur les volets permet en outre de créer de l’ombre, améliorant le confort intérieur.

Un cycle régulier

Les algues sont alimentées en continu avec des nutriments liquides et du dioxyde de carbone via un circuit d’eau indépendant qui circule à travers la façade. Grâce à la lumière du soleil, les algues peuvent réaliser leur photosynthèse et croître. Les algues se multiplient ainsi dans un cycle régulier et peuvent être récoltées.

Elles sont ensuite séparées et transférées sous forme de pulpe épaisse dans une chambre technique. Les plantes sont alors mises à fermenter dans une usine externe, permettant de produire du biogaz. Afin d’anticiper l’hiver, la chaleur produite durant l’été est gardée sous terre afin d’être réutilisée lors des baisses de température.

Le projet BIQ est le résultat d’une collaboration entre l’agence autrichienne Splitterwerk, Strategic Science Consult of Germany (SSC), le bureau d’ingénierie britannique ARUP et Colt International. A noter qu’il a été construit en Allemagne, dans la ville de Hambourg. Le début du chantier remonte à 2011 et l’immeuble a été livré récemment. Le projet est au coeur du salon international de la construction IBA qui se tient cette année à Hambourg.

Voir une vidéo de présentation du projet.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Inspire Institut

Photo : Agence autrichienne Splitterwerk

Lire aussi : Les jeunes architectes inventent l’architecture sobre et joyeuse

THEMATIQUE    Énergie
20 septembre 2019
Philippe Martinez : « Avec les écologistes, on se parle ; ce n’était pas le cas avant »
Entretien
25 juillet 2019
Aux Rencontres de la photographie d’Arles, les murs séparent, la nature relie
À découvrir
20 septembre 2019
Les simulations françaises décrivent un avenir catastrophique
Info


Sur les mêmes thèmes       Énergie