Assemblée sous l’eau, trains coupés et une noyade : le lourd bilan de Kirk
Capture d'écran du compte X de François Ruffin. - En raison de la tempête Kirk, la principale annexe de l’Assemblée nationale a subi soir une grosse inondation.
Capture d'écran du compte X de François Ruffin. - En raison de la tempête Kirk, la principale annexe de l’Assemblée nationale a subi soir une grosse inondation.
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Des députés surpris par l’eau, et une Assemblée nationale inondée. Les images de la nuit dernière sont impressionnantes. À la suite des fortes précipitations provoquées par le passage de l’ex-ouragan Kirk sur l’hexagone mercredi 9 octobre, Paris a presque battu un record de précipitations, avec 66,6 mm à 22 heures.
Deux bâtiments de l’Assemblée nationale, qui servent notamment d’hébergement pour les élus, ont dû être évacués à la suite d’infiltrations d’eau importantes causées par une rupture de canalisation. Tout au long de la soirée, des députés ainsi que des collaborateurs parlementaires ont filmé et partagé les images d’une Assemblée sous l’eau. Le député écologiste, Sébastien Peytavie, a écrit sur X avec ironie : « Nous voilà des réfugiés climatiques. » Certaines stations de métro ont été également inondées et inaccessibles.
Un mort dans l’Hérault
Selon le bulletin de Météo-France publié jeudi 10 octobre, « les intempéries associées à la dépression Kirk s’affaiblissent et s’évacuent progressivement ». La Seine-et-Marne reste toutefois placée en vigilance rouge crues.
Par ailleurs, les inondations dans l’ouest et les forts coups de vent dans le sud de la France ont perturbé le trafic ferroviaire en Nouvelle-Aquitaine et en Loire-Atlantique. Un plaisancier est mort au large de Sète en raison de la forte houle. Un autre est placé en urgence absolue.
Pour réagir aux multiples dégâts sur le territoire, la ministre de la Transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, Agnès Pannier-Runacher, a réuni une cellule de crise dans la soirée de mercredi 9 octobre en appelant « chacun à la prudence ». En ajoutant devant la presse que : « Ces épisodes vont être appelés à se répéter. Nous sommes dans un moment où le dérèglement climatique se traduit concrètement dans nos vies quotidiennes. »