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Brève — Numérique

Des mâts de 5G brûlés aux Pays-Bas et en Belgique parce que suspectés de répandre le coronavirus

Alors que des rumeurs circulant sur Internet font état d’un lien entre la 5G et le Covid-19, des antennes-relais ont été incendiées aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni. Vers 23 h 30, samedi 18 avril, les pompiers de Pelt, au nord de la Belgique, ont été appelés pour un incendie. Un mât portant les antennes des opérateurs mobiles Proximus et Teletel était en flammes. Un acte criminel : la clôture avait été découpée.

La police a fait le lien avec une série de feux similaires juste de l’autre côté de la frontière, à Nuenen, Vedhoven, Neerkant, Tilburg… Aux Pays-Bas, quinze installations de téléphonie 5G ont brûlé depuis le début d’avril. Au Royaume-Uni, on dénombre une centaine d’incidents : une vingtaine d’antennes et armoires détruites et des techniciens insultés lorsqu’ils venaient réparer. « C’est devenu une affaire de sécurité nationale. La police et l’antiterrorisme enquêtent », a déclaré Nick Jefferey, le patron de Vodafone à Londres, à The Verge.

Derrière cette épidémie, une rumeur : si les Chinois de Wuhan sont tombés comme des mouches, victimes du coronavirus, c’est parce que la 5G, particulièrement développée dans cette ville, aurait affaibli leurs défenses immunitaires. Le New York Times a repéré près de 500 groupes Facebook et des dizaines de comptes Twitter et Instagram qui propagent cette théorie.

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