À peine démarré, l’EPR de Flamanville déjà en « arrêt automatique »
EPR de Flamanville en 2023. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/JKremona
EPR de Flamanville en 2023. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/JKremona
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À peine démarré, déjà en carafe. L’EPR de Flamanville a connu un « arrêt automatique » mercredi 4 septembre, au lendemain de son démarrage. Les équipes d’EDF procèdent actuellement à des contrôles techniques et à des analyses avant de pouvoir relancer la réaction nucléaire.
« Le démarrage est un processus long et complexe [qui] nécessite de nombreux essais, de tests, et ça peut entraîner des arrêts de ce type, a indiqué mercredi soir une porte-parole du groupe EDF à l’AFP. Ça prouve que le système de sécurité fonctionne bien. » Selon les premiers éléments du diagnostic technique, l’arrêt pourrait être lié à une mise en configuration inappropriée de l’installation, a-t-elle précisé.
« Il faut s’attendre à ce type d’aléas. C’est un démarrage de procédé industriel très complexe et c’est donc courant de rencontrer des aléas, a également relativisé Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting. Sur l’EPR Finlandais, il y avait eu plusieurs déconvenues, notamment avec des pompes hydrauliques qui étaient défectueuses et qui ont dû être remplacées. Cela ne remet pas en cause le démarrage. Il faut juste être patient »
Le démarrage de l’EPR de Flamanville est intervenu avec douze ans de retard sur le calendrier initial. Sa facture est désormais estimée à 13,2 milliards d’euros par EDF, quatre fois le devis initial de 3,3 milliards. Sa connexion au réseau, à l’origine prévue à la fin de l’été, devrait avoir lieu « d’ici la fin de l’automne », selon EDF.