VIDÉO - Des activistes dénoncent la Société générale, complice des gaz de schiste

Durée de lecture : 2 minutes

20 décembre 2019 / Ingrid Bailleul (Reporterre)



L’agence parisienne principale de la Société générale a été visée par une action de désobéissance civile le 13 décembre dernier. Objectif des militants écologistes, dont une militante autochtone étasunienne : dénoncer le soutien de la banque à un projet de terminal d’exportation de gaz de schiste aux États-Unis.

  • Paris, reportage

Lancé il y a cinq ans, Rio Grande LNG est un projet de terminal d’exportation gaz de schiste au Texas, entre Agua Dulce et Brownsville. La Société générale a un rôle de conseiller financier sur ce projet, vivement condamné par des militants écologistes car l’exploitation de gaz de schiste est néfaste pour l’environnement et interdite en France depuis 2017.

Des membres des Amis de la Terre France et d’ANV-COP21 expriment régulièrement leur mécontentement et leur solidarité avec les peuples autochtones en organisant des actions de désobéissance civile dans plusieurs agences de la Société générale : action de « grand nettoyage », conférence sur les conséquences de ce financement sur l’environnement et sur les populations concernées...


Les militants tenaient des banderoles.

Vendredi 13 décembre, les militants écologistes ont organisé une conférence « pirate » intitulée Trump – Oudéa : Même combat pour le climat ? afin de symboliser la complicité de Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, avec les projets de Donald Trump d’acheminement de gaz de schiste aux États-Unis. Six personnes se sont succédé au micro devant une cinquantaine de militants et quelques employés de la banque.

Une des principales intervenantes était Rebekah Hinojosa. Âgée de 28 ans, elle est coordinatrice du Sierra Club — une association écologiste — pour le sud du Texas et membre de la coalition Save RGV from LNG. Elle habite sur les lieux prévus de Rio Grande LNG, connaît les communautés qui subiraient l’installation de ce gazoduc et témoigne du désastre que cela engendrerait sur l’environnement et l’économie locale.

Lors de la conférence « pirate » parisienne.

À la suite d’actions similaires de désobéissance civile et de sensibilisation auprès du grand public, la BNP Paribas et le Crédit Agricole se sont engagées à ne pas soutenir les projets de terminaux de gaz de schiste de la vallée du Rio Grande. La BNP Paribas s’est aussi engagée à cesser de soutenir le secteur des hydrocarbures de schiste.. Les militants des Amis de la Terre et ANV-COP21 espèrent influencer la décision de la Société générale, qui décidera de son soutien au projet Rio Grande LNG début 2020.





Lire aussi : À Paris, les activistes du climat ont ciblé la Société générale, banque fossile

Source et photos / vidéo : Ingrid Bailleul pour Reporterre

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