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Entre Castres et Toulouse, un projet d’autoroute ruineux et détruisant l’environnement

17 février 2012 / Collectif RN 126

En février, la DREAL [Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement] poursuit la concertation sur le projet autoroutier Castres – Toulouse par la publication d tracés étudiés. Ceux qui pensaient encore que la concertation et les études pour une éventuelle autoroute visaient un projet d’intérêt collectif, devraient regarder de près le dossier proposé en finale par la DREAL.

Concertation fumeuse ! Tout est bouclé depuis 2007, les élus ont fait de la figuration !

Comme on pouvait s’y attendre depuis 2007, pour réduire les coûts du projet (sous-estimé au départ pour séduire), le préfet de région Midi-Pyrénées a décidé a minima sur les échangeurs et l’itinéraire de substitution. Il n’y aurait aucun échangeur supplémentaire (Gragnague, Soual, Castres-VC50), et celui de Vendine serait supprimé. L’itinéraire de substitution serait exclusivement en voies déjà existantes : la RN126, et retour dans les bourgs de Puylaurens, de Soual, et de Verfeil (deux des scenarii sur les trois étudiés).

Et maintenant pour les tracés présentés ? De belles études, des cartes, des couleurs, des tableaux et au bout du compte la proposition du tracé est celui le moins onéreux, mais le plus impactant sur l’agriculture, les riverains et l’environnement, à savoir celui pressenti depuis 2007. A Verfeil, la déviation du conseil général serait intégrée à la concession malgré son refus répété !?

De Teulat à Maurens Scopont, c’est le tracé fermement refusé par les
communes tarnaises qui est envisagé et situé grosso modo le long de la RN126. A Cuq Toulza, le tracé est redevenu celui de la pseudo-concertation de janvier 2008, qui pourtant n’était plus le tracé pressenti dans le débat public ! Quel crédit accorder à des études qui se suivent, se ressemblent, présentent des options qui n’en sont pas, rejettent les demandes des élus, et concluent une chose puis son contraire ?

Car les demandes des élus ont été totalement ignorées par la DREAL ! Un comble pour un projet prévu pour l’aménagement du territoire et le développement économique.

Explosion du coût du projet et de la subvention d’équilibre !

En 2007 le projet était annoncé à 295 M€ dont 100 M€ de subvention d’équilibre par l’Etat et les collectivités. En 2012, pages 180 et 181, le projet est désormais estimé par la DREAL à 400 M€ TTC au minimum, bien que tronqué (sans l’échangeur de Vendine, ni la déviation de Verfeil à 2x2 voies en site propre), dont 170 M€ TTC de subvention au minimum car évaluée avec une hypothèse de contexte économique trop favorable et irréaliste (croissance du PIB de + 1,9%). En 5 ans, voilà une augmentation du coût de 36 %, et de la subvention de 70 %, malgré des options de réalisation a minima et une hypothèse de croissance utopique !!!

Dans ces conditions, aucune amélioration du projet ne peut maintenant être espérée, et le projet reste totalement inopportun. Nous demandons encore une fois que ce projet soit abandonné sans attendre, afin de ne pas renouveler l’A65 Langon – Pau, la plus chère de France en 2011. Malgré ce triste « prestige », après seulement un an de service, le péage de l’A65 vient d’augmenter de plus de 5 % (plus du double de l’inflation), et il n’y a pas de trafic de poids lourds, le péage étant trop élevé pour l’économie locale.

Rappelons alors notre question essentielle depuis 5 ans :

Quels aménagements de la RN126, adaptés au trafic, peuvent être réalisés dans l’intérêt collectif, avec tout ou partie des fonds publics destinés à la subvention d’équilibre ?





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Source : Collectif RN 126

Lire aussi : Autoroutes : l’arnaque géante continue, et de plus belle

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