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Épargne « vertueuse » : un nouveau label entre en vigueur

Les fonds des entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels ne sont ainsi plus éligibles au label ISR.

Le nouveau label « Investissement socialement responsable » (ISR) entre en vigueur à partir de ce 1ᵉʳ mars. Créé en 2016, ce label doit aider le grand public à repérer les fonds d’épargne les plus vertueux sur le plan environnemental, social et de la gouvernance. Mais jusque-là, il était considéré ni assez transparent ni assez crédible par les ONG défendant une finance durable.

Le nouveau référentiel, publié au Journal officiel, se veut plus ambitieux : les fonds des entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels ne sont ainsi plus éligibles au label. Même chose pour les fonds de celles qui lancent de nouveaux projets d’exploration, d’exploitation ou de raffinage d’hydrocarbures (pétrole ou gaz). Par ailleurs, un plan de transition aligné avec l’Accord de Paris est requis. Ces nouveaux critères s’appliquent dès aujourd’hui à tous les fonds nouvellement labellisés. Ils ne s’appliqueront qu’à partir du 1ᵉʳ janvier 2025 pour les fonds déjà labellisés.

« Le caractère irresponsable » de TotalÉnergies, BP ou Eni reconnu

Pour Reclaim Finance, la crédibilité — et donc l’attractivité — du label « est nettement améliorée grâce à l’adoption de critères d’exclusion qui répondent au principe de “ne pas nuire” (ou “Do not significant harm” — DNSH), notamment sur le plan climatique ». L’ONG salue « une avancée importante dans la lutte contre le greenwashing, puisque le gouvernement reconnaît enfin le caractère irresponsable des entreprises comme TotalÉnergies, BP ou Eni dans un contexte d’urgence climatique ».

Si ce nouveau référentiel « envoie un signal fort », l’ONG juge cependant que, pour être crédibles, les acteurs financiers et les pouvoirs publics doivent aller encore plus loin. Elle les appelle à faire en sorte que « l’ensemble des fonds dits “responsables”, “solidaires” ou “durables” adoptent ces mêmes critères minimums d’exclusion pour garantir leur crédibilité et éviter le greenwashing ».

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