Escalade : les grimpeurs s’engagent à préserver la biodiversité
La FFME compte environ 119 500 de licenciés en 2025. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Jean Roussie
La FFME compte environ 119 500 de licenciés en 2025. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Jean Roussie
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Et si les grimpeurs devenaient les meilleurs amis de la faune sauvage ? Le 12 janvier, lors du Salon de l’escalade à Paris, la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME) et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ont signé une convention de partenariat. Le but : assurer une pratique de l’escalade respectueuse de la biodiversité.
Elles se sont engagées à définir « des zones présentant de forts enjeux sportifs et/ou écologiques » et à intégrer les enjeux de biodiversité dans le développement du sport. La fermeture temporaire d’un site en cas de nidification d’une espèce protégée en est une traduction. Un volet de sensibilisation est prévu, tout comme une mise en dialogue de leurs structures territoriales lors d’un conflit local sur la cohabitation avec la faune sauvage.
La pratique de cette discipline en milieu naturel perturbe en effet la biodiversité des falaises et ses habitats : agressions régulières et localisées liées au passage des grimpeurs, pollution sonore… D’autant que ce sport monte en popularité : en dix ans, la FFME a gagné plus de 26 000 licences, passant de 93 184 licenciés en 2015 à presque 119 500 en 2025.
Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, en a profité pour appeler les ministères de la Transition écologique et des Sports à élargir cette démarche à d’autres activités de plein air.