Faucheurs de chaises : l’objectif de 196 sièges est atteint

12 novembre 2015 / par Marie Astier (Reporterre)

Plusieurs actions menées ce matin 12 novembre à Nantes et à Paris ont permis d’atteindre l’objectif : 196 sièges ont été récupérées. Autant que d’Etats présents à la COP 21. Et un message fort pour dire que l’argent de l’évasion fiscale pourrait servir à la lutte contre le climat.

- Paris, reportage

Plusieurs actions citoyennes de réquisition de chaises se sont déroulées ce jeudi matin 12 novembre, dans des agences bancaires de Nantes et Paris. Elles ont permis d’atteindre l’objectif de 196 sièges confisqués d’ici la COP 21, en référence aux 196 Etats participant aux négociations.

Ces réquisitions, organisées par Action non-violente COP 21 (ANV-COP21), visent à dénoncer l’évasion fiscale en rappelant que l’argent caché par les banques dans les paradis fiscaux pourrait financer la lutte contre le changement climatique.

Une première action s’est déroulée ce jeudi à 9 h 30 dans une agence du Crédit agricole de Nantes. Cinq sièges ont été confisqués par une vingtaine de « faucheurs de chaises ».

Plusieurs actions on ensuite eu lieu à Paris. A 10 h, treize militants ont investi l’agence BNP République, où ils ont réquisitionné deux chaises. A 10 h 25, six autres sièges ont été confisqués dans une agence HSBC de Nation. D’autres ont été saisis à l’agence BNP Paribas Goncourt.

Ce n’est pas parce que l’objectif de 196 chaises saisies a été atteint que la mobilisation s’achève. Au contraire, les activistes appellent à « amplifier le mouvement » d’ici la COP 21.

Réquisition de chaises à HSBC Nation

Les chaises seront utilisées pour une action citoyenne pendant la COP 21, du 30 novembre au 11 décembre Paris, qui devrait aboutir à un nouvel accord international visant à limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés.

Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et laissons tous nos articles en libre accès, afin qu’ils restent consultables par tous. Reporterre dépend en grande majorité des dons de ses lecteurs. Le journal, indépendant et à but non lucratif, compte une équipe de journalistes professionnels rémunérés, nécessaire à la production quotidienne d’un contenu de qualité. Nous le faisons car nous croyons que notre point de vue, celui de l’environnement et de l’écologie, compte — car il est aussi peut-être le vôtre.

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre



Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Lire aussi : Le mouvement des « faucheurs de chaises » s’amplifie

Source : Marie Astier pour Reporterre

Photo : Réquisition à Nation : Marie Astier/Reporterre

THEMATIQUE    Luttes
19 janvier 2019
Radio Bambou : À la découverte des grands fonds marins
Chronique
18 janvier 2019
À Montceau-les-Mines, les Gilets jaunes veulent « sauver la planète et sauver des emplois »
Reportage
18 janvier 2019
Les zadistes veulent acheter les terres de Notre-Dame-des-Landes
Reportage


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre

Sur les mêmes thèmes       Luttes



Du même auteur       Marie Astier (Reporterre)