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En brefClimat

Fortes pluies : peu de risque de sécheresse avant l’été

58 % des niveaux des nappes phréatiques sont au-dessus des normales, indique le BRGM.

La carte de France des nappes est teintée de bleu, signe que nos réserves souterraines sont bien remplies. « La situation des nappes phréatiques est satisfaisante sur une grande partie du territoire, avec 58 % des niveaux au-dessus des normales », note le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) dans son bulletin mensuel, publié le 16 avril.

Autre signe positif, « la recharge reste active sur la plupart des nappes » : en clair, les pluies printanières continuent de remplir nos sous-sols. Tout va bien donc, sauf dans 27 % des points d’observation, qui demeurent sous les normales mensuelles. Principal point noir : le pourtour méditerranéen, entre l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, qui « conserve des niveaux plus bas qu’en mars 2023 ». Dans le Roussillon, la situation est critique, et les réponses politiques tardent à venir.

À partir du mois de mai, les nappes commencent généralement à se vider — il pleut moins et la végétation pousse, pompant l’eau du sol. D’après le BRGM, peu de risque de sécheresse en métropole (hors Méditerranée donc) d’ici l’été. « Pour l’instant, nous sommes assez optimistes sur les prévisions de cet été », a expliqué l’hydrogéologue Violaine Bault.

Mais la situation en août demeure imprévisible. En cas d’été sec et chaud comme les années précédentes, « beaucoup de nos nappes réactives vont baisser rapidement, et peuvent s’assécher en 6 à 8 semaines, notamment sur la Provence, sur le pourtour de la Charente, le Périgord, au nord du Massif central, du Jura », a-t-elle précisé.

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