123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefPolitique

Gabriel Attal a enfin reçu le mouvement écologiste

« Cette réunion avait pour objectif de faire le point sur les demandes soulevées par les associations », explique le cabinet du Premier ministre.

Gabriel Attal n’utilise pas et n’utilisera pas le terme d’« écoterroriste ». C’est ce qu’il a indiqué aux sept associations écologistes [1] et au comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) réunis le 14 mars au soir à Matignon. Il aura fallu plus de deux mois après sa prise de fonctions pour que le Premier ministre organise enfin cette rencontre, très attendue du mouvement écolo. « Nous lui avons fait remarquer que cette réunion arrivait un peu tard et que nous aurions aimé participer aux débats lors de la crise agricole du début d’année. Il l’a reconnu et fait son mea culpa », indique Antoine Gatet, président de France Nature Environnement (FNE), qui faisait partie des invités.

« Cette réunion avait pour objectif de faire le point sur les demandes soulevées par les associations, explique le cabinet du Premier ministre. Ce n’était pas tant une réunion technique qu’un moment d’échange sur les grands axes et les chantiers à venir, tels que la planification écologique et le plan Écophyto. Le Premier ministre était surtout à l’écoute des associations et a indiqué qu’il les intégrerait comme parties prenantes dans les différents processus de consultation. » Il a été convenu que ce type de rendez-vous serait désormais organisé plus régulièrement, tous les 2-3 mois, précise FNE.

Les ONG restent très remontées

Si aucune annonce importante n’a été faite, l’organisation écologiste se félicite toutefois que le chantier sur les subventions néfastes pour l’environnement avance : « Le Premier ministre nous a annoncé que des propositions seraient faites avant l’été. L’objectif est de faire la chasse aux incitations fiscales qui ne vont pas dans le bon sens. »

Les ONG restent toutefois très remontées. « Nous ne constatons pas un discours clair et volontariste sur la transformation écologique. Nous avons insisté sur le fait que les mesures prises aujourd’hui ne suffisent pas et qu’on a besoin d’une transformation beaucoup plus radicale », dit Antoine Gatet, qui également a tenu à alerter Gabriel Attal sur les menaces que les militants subissent sur le terrain de la part de certaines personnes du monde agricole.

legende