Un an après l’horreur, Gaza et l’urgence de la paix
Vue aérienne de la dévastation massive après le retrait de l'armée israélienne de la partie orientale de Deir al-Balah, à Gaza, le 29 août 2024 - © Ashraf Amra / Anadolu / Anadolu via AFP
Vue aérienne de la dévastation massive après le retrait de l'armée israélienne de la partie orientale de Deir al-Balah, à Gaza, le 29 août 2024 - © Ashraf Amra / Anadolu / Anadolu via AFP
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Un an après l’attaque perpétrée le 7 octobre par le Hamas en Israël, on ne peut qu’appeler à la paix, « la seule action qui ouvre l’avenir », écrit Hervé Kempf dans cet éditorial.
Les mots manquent. Un an après l’attaque terroriste menée par le Hamas, qui a tué plus de 800 civils et emporté plus de 200 otages, comment dire l’affliction devant le massacre continu mené par l’Etat d’Israël, qui a depuis emporté plus de 40 000 vies à Gaza, devant des enfants amputés à vif, un territoire annihilé, l’extension de la violence meurtrière en Cisjordanie et au Liban, une vengeance déchaînée et inextinguible ?
Le regard écologique pourrait s’effacer ici derrière le regard humain, comme s’ils étaient dissociables. Et oublier que sous la cruauté sans limites d’un colonisateur ivre de sa puissance, il y a aussi la destruction du sol, de l’eau, de la terre, l’anéantissement de l’écosystème et de tout ce qui fait que nous sommes humains, non pas sur la terre, mais avec la Terre, en symbiose avec la source de toute vie.
C’est la vie que l’on veut éteindre à Gaza par le génocide et par l’écocide, soit la dévastation délibérée du milieu vivant qui permet à un peuple d’exister.
« Le seul mot et la seule action qui soigne et qui guérit, qui ouvre l’avenir : paix »
Le 365e jour d’un massacre affreux ne peut nous faire oublier que le 7 octobre n’est pas survenu dans un territoire en paix, mais dans un pays qui sans cesse depuis des décennies empêche son voisin de vivre dignement et envahit, grignote, accapare ses terres par la force.
Nous voulons espérer que le déchaînement sans fin des atrocités sur la Palestine n’est pas la préfiguration d’un monde où, incapables de faire face ensemble à la catastrophe écologique et à l’injustice générale, les humains liquideront dans le sang leur impuissance à s’entendre.
Et c’est pourquoi on ne peut que répéter, en toute conscience de notre faiblesse, de notre insuffisance, de notre lâcheté souvent, le mot qui réconcilie les humains avec la vie, les humains entre eux, le seul mot et la seule action qui soigne et qui guérit, qui ouvre l’avenir : paix. Paix, maintenant.