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En brefJO 2024

JO 2024 : 650 tonnes de glace commandées pour les athlètes

C’est dix fois plus que lors des JO de Tokyo, en 2021.

La quantité est colossale. Quelque 650 tonnes de glace ont été commandées par les fédérations sportives pour les athlètes des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, a relevé la revue médicale British Journal of Sports Medicine, fin juillet. C’est dix fois plus de glace que lors des précédents Jeux, organisés à Tokyo, en 2021. Selon le quotidien The Guardian, les estimations initiales étaient de 1 624 tonnes de glace — pour un coût de 2,5 millions d’euros — mais celles-ci ont été revues à la baisse, aucun fournisseur indépendant n’étant en mesure de répondre à l’appel d’offres des fédérations.

Cette explosion de la demande est liée aux bains de glace [1], devenus incontournables dans le sport de haut niveau pour faciliter la récupération après l’effort. Or, selon une étude publiée par des scientifiques de l’université de Montpellier et citée par la revue médicale, la pratique est néfaste pour l’environnement. Les chercheurs déplorent d’abord la quantité d’énergie déployée pour la production, le transport et le stockage de la glace. Aussi, « l’utilisation d’une telle quantité de glace risque de mettre à rude épreuve les ressources locales et régionales », pointent-ils dans l’étude.

Si l’immersion en eau froide est utile pour traiter l’épuisement dû à la chaleur, après un exercice sous des températures élevées et pour soulager les douleurs musculaires, les auteurs de l’étude estiment qu’elle « ne doit pas être utilisée pour la récupération entre deux séances consécutives d’entraînement à haute intensité, ni pour la récupération immédiate ou à long terme après un exercice de résistance ». Paulina Kloskowska, maître de conférences en physiothérapie sportive et musculo-squelettique au King’s College de Londres interrogée par The Guardian, abonde : « Une thérapie précoce et fréquente par la glace et le froid peut diminuer la résilience des tissus, la capacité à supporter des charges ou à s’adapter de manière saine. » Elle précise au contraire que « de plus en plus de données indiquent que la thérapie par la chaleur est en fait meilleure pour la récupération musculaire à long terme dans de telles circonstances ».

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