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En bref — Forêts tropicales

L’Amazonie colombienne brûle, Bogotá étouffe

L'Amazonie colombienne vue du ciel.

Les feux de forêt qui sévissent en Amazonie colombienne pourrissent la qualité de l’air de la capitale Bogotá. Le 5 février, la maire Claudia Lopez a annoncé que la ville était en « alerte environnementale ». Pendant plus de 48 heures, les stations de surveillance de la qualité de l’air de la ville ont relevé des niveaux anormalement élevés de pollution. L’édile a recommandé aux huit millions d’habitants d’éviter les activités physiques à l’extérieur.

Les incendies en cours, qui auraient déjà dévoré près de 10 000 hectares de forêt tropicale (soit l’équivalent de la ville de Paris), seraient dus à des « organisations criminelles », selon la maire. Le ministre de la Défense a émis l’hypothèse selon laquelle les incendiaires compteraient « s’accaparer des terres » afin de s’adonner à des activités d’élevage illégales.

Le mois de janvier le plus chaud depuis 10 ans

Ces feux dévastateurs pourraient avoir été facilités par les conditions météorologiques. Selon un rapport du ministère de l’Environnement, cité par le média El Espectador, le mois de janvier 2022 a été le plus chaud jamais enregistré au cours des dix dernières années en Amazonie colombienne.

Toujours selon le quotidien colombien, 6187 « points chauds » (c’est-à-dire d’endroits où des satellites ont décelé des anomalies de température, dont certaines sont dues à des feux de forêts) ont été décelés ces derniers jours dans la région.

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