Déforestation en Amazonie : Casino et BNP Paribas devant la justice française
Déforestation en Amazonie. - Flickr/CC BY-SA 3.0 IGO/ESA/A.Gerst
Déforestation en Amazonie. - Flickr/CC BY-SA 3.0 IGO/ESA/A.Gerst
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À la veille de la COP30, qui se tiendra au Brésil à partir du 10 novembre, l’association Notre affaire à tous rappelle que « la lutte contre la déforestation devrait être une priorité absolue pour tout acteur qui dit respecter l’Accord de Paris ». Pourtant, selon l’ONG, plusieurs entreprises françaises continuent de tirer profit de la destruction de l’Amazonie et des violations des droits humains qui l’accompagnent.
Deux contentieux suivront ainsi leur cours en 2026. Le premier vise le groupe Casino, assigné en 2021 par Notre affaire à tous, entourée d’une coalition d’ONG [1] et de représentants autochtones du Brésil et de Colombie [2]. Ils reprochent au distributeur la commercialisation de viande bovine issue d’élevages impliqués dans « la déforestation illégale et l’accaparement de terres autochtones ». L’audience au fond est prévue le 17 septembre 2026.
Le second procès concerne BNP Paribas, accusée d’avoir financé le géant brésilien de la viande Marfrig, dont les fournisseurs sont liés à des pratiques de déforestation et de travail forcé. L’ONG rappelle que la banque s’était pourtant engagée dès 2017 à une politique de « zéro déforestation » d’ici 2020. L’audience est prévue pour le second semestre 2026.
Ces procédures, souligne l’association, visent à faire reconnaître « la responsabilité juridique de multinationales françaises dans des atteintes environnementales et humaines à l’étranger ». Un enjeu central alors que l’Amazonie, « écosystème régulateur du climat », se trouve au cœur des discussions de la COP30.