Donald Trump interdit les échanges scientifiques avec l’Ifremer
L’agence nationale pour l’océan et l’atmosphère des États-Unis, la NOOA, a l’interdiction depuis un mois d’échanger avec l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). - Ifremer
L’agence nationale pour l’océan et l’atmosphère des États-Unis, la NOOA, a l’interdiction depuis un mois d’échanger avec l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). - Ifremer
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Les attaques de l’administration Trump contre la recherche climatique pourraient affecter les travaux des chercheurs français. Selon les informations de France Info, l’agence nationale pour l’océan et l’atmosphère des États-Unis, la NOAA, a l’interdiction depuis un mois d’échanger avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Les scientifiques de l’agence étasunienne ne peuvent plus participer ou organiser de réunions avec leurs homologues étrangers, notamment français.
Selon les scientifiques de l’Ifremer interrogés par France Info, les conséquences pourraient être considérables. La NOAA est un allié clé de la France pour les recherches en Atlantique Nord. Ses chercheurs, très qualifiés, contribuent à une grande partie de la recherche en mer. Argo — un programme de surveillance en temps réel de la température et de la salinité de l’océan — risque d’en pâtir tout particulièrement, craignent les sources de France Info.
Les États-Unis financent environ la moitié de ce programme international. S’ils venaient à s’en retirer où à couper les liens avec leurs collègues du reste du monde, cela aurait des conséquences sur l’étude du dérèglement climatique, des phénomènes extrêmes, ou encore sur les prévisions météorologiques. Au 18 mars, le programme Argo continuait toutefois de fonctionner normalement, et les échanges entre les chercheurs européens et étasuniens étaient toujours maintenus, selon les informations de Reporterre.