La Grèce renonce à un projet piscicole pour raisons environnementales
Une pisciculture au large de l'île d'Eubée, en Grèce. Les conséquences environnementales néfastes de l'élevage de poissons en mer sont désormais documentées. - Wikimedia
Une pisciculture au large de l'île d'Eubée, en Grèce. Les conséquences environnementales néfastes de l'élevage de poissons en mer sont désormais documentées. - Wikimedia
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C’est une petite victoire. Le projet de développement d’activités piscicoles — des élevages de poissons — sur l’île grecque de Poros, située à une heure et demie d’Athènes, a été rejeté à l’unanimité par un conseil du ministère de l’Environnement.
En 2011, la Grèce avait identifié Poros comme un site stratégique pouvant accueillir ou développer des activités de pisciculture. L’île, qui possède déjà quatre bassins dédiés à cette activité, devait en installer davantage sur des côtes. L’objectif : multiplier par huit la production de daurades et de bars.
Sur place, « plus de 90 % des habitants étaient opposés à ce projet depuis des années, et fin juin, 2 500 personnes sur notre petite île avaient manifesté contre », a expliqué au Monde Fay Orfanidou, directrice de l’ONG Katheti.
La pisciculture est déjà connue pour ses conséquences environnementales néfastes. L’accumulation de déchets, d’excréments de poissons ou de poissons morts, riches en azote, menace la vie marine et particulièrement la posidonie — une plante aquatique qui pousse sur les fonds marins. Selon l’ONG grecque Ozon, ces zones d’activités seraient aussi productrices de microplastiques.