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En brefMines et métaux

La Norvège renonce à exploiter ses fonds marins en 2025

L’exploitation minière vise entre autres ces plaines couvertes de nodules de manganèse.

C’est un sursis pour les abysses arctiques. La Norvège ne délivrera pas de permis de prospection minière sous-marine dans ses eaux arctiques en 2025.

Une victoire arrachée par le parti de la gauche socialiste (sociodémocrate) dimanche 1er décembre, dans le cadre des négociations avec le gouvernement de centre-gauche, favorable aux mines. En clair, le petit parti de gauche a accepté de voter le budget en échange d’un certain nombre de concessions de la part du gouvernement, notamment sur ce sujet brûlant des mines sous-marines.

Le Premier ministre, Jonas Gahr Støre, a souligné que cette décision ne signait pas la fin des projets d’extraction. « C’est un report », a-t-il affirmé à la chaîne TV2. Pour lui, cette exploitation permettrait de ne pas dépendre de pays comme la Chine pour la fourniture en minéraux essentiels à la transition énergétique, comme le zinc ou le cuivre.

Le 9 janvier dernier, le Parlement norvégien avait ainsi autorisé l’exploration minière d’une partie de ses fonds marins. Il ne s’agissait que de missions de recherche, nécessaires avant toute extraction industrielle. La zone visée, qui s’étend sur une surface équivalente à celle du Royaume-Uni, pourrait être considérablement — et irréversiblement — endommagée par une exploitation industrielle.

Malgré les objections de scientifiques, d’ONG et de l’Union européenne, Oslo comptait ensuite attribuer ses premiers permis d’exploration minière sous-marine en 2025, ce qui aurait pu en faire l’un des premiers pays au monde à exploiter ces gisements.

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