L’Europe ne veut pas de mines dans l’océan Arctique
Une bonne nouvelle pour l'océan et les ours polaires. - Pickpik/CC
Une bonne nouvelle pour l'océan et les ours polaires. - Pickpik/CC
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C’est une « victoire » pour les océans et les ours polaires, selon Greenpeace France. Le Parlement européen a voté le 7 février une résolution contre la récente décision de la Norvège d’autoriser les explorations minières dans les fonds marins en Arctique.
Le texte appelle la Norvège, qui n’est pas membre de l’Union européenne, à protéger les écosystèmes arctiques. Il demande à tous les pays de soutenir un moratoire international sur l’exploitation minière des fonds marins.
Pour rappel, début janvier, le Parlement norvégien a autorisé l’exploration minière d’une partie de son plateau continental, au nom de la transition énergétique. Le pays nordique pourrait devenir, à terme, le premier pays à exploiter ses fonds marins à une échelle industrielle.
Problème, l’extraction minière pourrait considérablement — et durablement — affecter les abysses arctiques. Moins connu des scientifiques que la Lune, le fond des océans abrite des milliers d’espèces uniques.
Depuis plusieurs semaines, politiques et activistes écolos de toute l’Europe tentaient ainsi de faire pression sur le gouvernement norvégien. « L’Europe, c’est le premier partenaire commercial de la Norvège et c’est aussi un continent qui sera impacté, expliquait à RFI Anne-Sophie Roux, de l’Alliance pour un océan durable. La Norvège n’a pas pris en compte ces mesures d’impact, notamment sur les pêches européennes, cette décision norvégienne va à l’encontre de certaines lois internationales. »
Alors que les négociations internationales patinent sur le sujet, un nombre croissant d’États s’est positionné contre les mines sous-marines : 24 pays, dont la France et 6 autres pays de l’Union européenne, ont déjà appelé à un moratoire sur le sujet. De l’autre côté, certains pays comme l’île pacifique de Nauru ou la Chine poursuivent leur progression vers les abysses.