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Transports

La SNCF suspend 80 projets pour les transports d’Ile-de-France

Les trains longs promis aux usagers du RER B qui devaient arriver dès septembre les soirs de week-end et de fériés pour éviter la saturation : retardés. L’arrivée de nouveaux trains pour les lignes R ou N : retardés. Pour le RER D, les nouvelles rames n’arriveront sûrement pas, elles non plus, en 2021, car la SNCF refuse d’avancer les frais de formation des conducteurs ou pour les ateliers adaptés.

En effet, le 8 juillet dernier, sur France Bleu Paris, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France (IDF Mobilités) a annoncé qu’elle cessait « de payer la RATP et la SNCF ». Elle n’est plus en mesure de le faire, en raison des pertes subies à cause du coronavirus, estimées à 2.6 milliards.

En réaction, la SNCF assure qu’elle « assume et continuera à assumer la continuité du service public. En revanche, la SNCF ne peut engager de dépenses pour de nouveaux services alors même que les services existants ne lui sont plus payés ». Elle a annoncé le gel de 80 projets en attendant des garanties de financement, a-t-on appris le 20 juillet.

Pour la région Île-de-France, ce serait à l’État de compenser les pertes. Mais pour l’instant seule une petite partie va être prise en charge. Dans le nouvel accord trouvé mardi 21 juillet entre députés et sénateurs sur le troisième projet de budget rectifié pour 2020, les parlementaires en commission mixte paritaire, ont ajouté 180 millions d’euros aux 425 millions d’euros déjà prévus pour compenser les pertes d’Île-de-France Mobilités. Soit en tout 605 millions d’euros, moins d’un quart des pertes d’IDF Mobilités.

Pour tenter de sortir de l’impasse, Valérie Pécresse, la présidente de la région et donc d’IDF Mobilités, doit rencontrer ce mardi, à la mi-journée, Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique.

La semaine dernière, la région Île-de-France et une vingtaine d’associations d’usagers des transports en commun ont lancé une pétition pour demander à l’État de prendre en charge le déficit lié à la crise du coronavirus : « Ce n’est pas aux usagers de payer mais à l’État ! ». Elle recueille plus de 2.400 signatures parmi lesquelles celles de Valérie Pécresse et des présidentes et présidents des groupes politiques du conseil régional d’Île-de-France.

Les associations d’usagers craignent des conditions de transports dégradées dès la rentrée.

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