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La carte de vœux du Musée des Beaux-Arts de Nantes évoque Notre-Dame-des-Landes !

Durée de lecture : 2 minutes

9 janvier 2013 / Interpro

La ville de Nantes n’aime pas seulement les grands aéroports inutiles. Elle développe aussi des plans géniaux sur les musées, qui restent du coup fermés, et deviennent des Grands musées inutiles


Les promoteurs PS locaux du méga-aéroport de NDDL sont, on le sait depuis 20 ans, les meilleurs gestionnaires du monde civilisé : Nantes, Nantes-Métropole, département 44, région Pays de la Loire, Hôtel Matignon, etc.

Y compris dans les détails ! Ce n’est pas pour rien qu’ils ont réussi le tour de force de faire fermer simultanément pour plusieurs années (soit une génération complète de scolaires) les deux principaux musées de Nantes (sur trois, quand même : Musée des Beaux-Arts, Musée Dobrée) et que ces deux musées ne sont pas près de ré-ouvrir, en raison de négligences incroyables dans la préparation des dossiers, qui ont mis les deux chantiers dans une panne quasi-insoluble, sauf à prévoir des dépassements pharaoniques de budget, de type « Village olympique grec : je gaspille et je corromps, et après c’est le peuple paiera la dette plus les intérêts ».

Voici donc la carte de vœux 2013 du Musée des Beaux-Arts de Nantes : l’un des plus beaux de France, et qui ne demandait qu’à le rester, s’il n’y avait pas eu cette idée funeste de l’agrandir démesurément pour y loger, non pas les collections patrimoniales qui attendent désespérément dans les réserves, mais le flux tiède et insipide de l’art dit « contemporain » généralement insignifiant, parfaitement académique et apolitique, mais cher, très cher, aux spéculateurs privilégiés en mal de frissons, les futurs usagers jet-set du méga-aéroport NDDL et des hôtels de luxe made in Ayrault-Land.

- Est-ce par humour involontaire que cette carte de vœu 2013 présente une sorte de balais brosse essorant du néant, poussant ce néant vers une serpillère grisâtre et disproportionnée, elle-même s’ouvrant sur un carré noir inquiétant en forme de trappe, signe de vacuité angoissante, alors que la femme de ménage ou le balayeur municipal, on le pressent, ont préféré démissionner ou se mettre en grève ?

- Cela... c’est de l’art contemporain qui « interpelle notre regard » selon la formule consacrée des communicants touristico-culturels.

- Mais dis donc, Jean-Marc Ayrault, cette carte de vœu en serpillère, n’est-ce pas une indication sémiotique cryptée de la nappe phréatique souterraine qui a provoqué l’arrêt des les travaux du-dit musée des Beaux-Arts ?

- Et oui Jean-Marc ! Encore une zone humide récalcitrante non-prévue par les technocrates du PS, comme à Notre-Dame-des-Landes ? Bonne année !



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Source et photo : Courriel à Reporterre

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