La fermeture de Fessenheim n’est plus liée à l’EPR, dont des soudures sont mal faites
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Mercredi 3 octobre 2018, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a utilisé le terme de « défaillance », pour qualifier la surveillance du chantier de l’EPR de Flamanville (Manche) par EDF. En avril, l’électricien avait constaté des défauts sur des soudures du circuit principal secondaire du réacteur nouvelle génération, c’est-à-dire sur les conduits qui relient le générateur de vapeur à la turbine chargée de produire l’électricité. Pourtant ce travail, réalisé par des entreprises sous-traitantes, avait déjà été contrôlé par celles-ci, qui l’avaient déclaré conforme. Alors que ce nouveau souci provoquait le report de la mise en service de la troisième tranche de Flamanville d’un an supplémentaire, l’ASN estime qu’il reste encore un « travail technique important à faire » pour régler ce problème de soudures.
Le gendarme du nucléaire s’intéresse notamment à huit soudures situées au niveau de l’enceinte de confinement, c’est-à-dire le dispositif de protection destiné à contenir les produits radioactifs à l’intérieur d’un périmètre fermé pour éviter qu’ils ne s’échappent. Il recommande d’étendre les contrôles de qualité à d’autres matériels installés.
Par ailleurs, l’autorité de sûreté estime qu’EDF a aussi été « défaillante » dans sa gestion, puisqu’un problème avait déjà été détecté en juillet 2015. Elle réclame « une analyse approfondie des dysfonctionnements ».
Le travail supplémentaire demandé par EDF va encore retarder le chantier de l’EPR. Sur France Info, le ministre de la Transition écologique a annoncé que la fermeture de la centrale de Fessenheim n’était plus lié au lancement de l’EPR, qui était prévu pour 2019. Le ministre n’a cependant pas indiqué de date de fermeture, indiquant qu’elle interviendrait d’ici la fin du mandat de M. Macron, soit 2022.
- Sources : Ouest-France et Montel
- Complément d’info : Communiqué de l’ASN sur les soudures de l’EPR