La politique budgétaire du gouvernement profite aux plus riches
La façade du Yacht Club de France, dans le 16e arrondissement de Paris. - © Polymagou / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0
La façade du Yacht Club de France, dans le 16e arrondissement de Paris. - © Polymagou / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0
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La crise profite aux plus riches et la fin des aides exceptionnelles grève le pouvoir d’achat des plus modestes, a confirmé l’Insee dans son portrait social annuel de la France, publié jeudi 21 novembre. L’institut montre notamment comment les foyers les plus pauvres ont le plus pâti de l’inflation et du changement de politique budgétaire.
En 2023, de nombreuses aides n’ont pas été reconduites comme l’indemnité inflation, la prime exceptionnelle de rentrée, les bonus du chèque énergie de 100 ou 200 euros versés en 2022, ou encore la revalorisation anticipée de 4 % de certaines prestations, bourses et minima sociaux.
290 euros en moins pour les plus pauvres
Résultat des courses ? La perte moyenne de niveau de vie par personne s’élève à 50 euros par an, mais elle est plus lourde pour les 10 % les plus modestes avec une perte de niveau de vie de 290 euros en moyenne par personne et par an.
À l’inverse, les mesures sociales et fiscales de 2023 ont été bénéfique pour les 30 % des personnes les plus aisées, grâce, notamment, à la suppression totale de la taxe d’habitation sur la résidence principale. Ces 30 % de la population ont vu leur niveau augmenter de 170 euros. C’est encore plus important pour les 10 % les plus aisés, pour qui le bénéfice est plus marqué encore, avec 280 euros supplémentaires par an.