La pollution de l’air dans le métro est encore très mal évaluée
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Une étude réalisée par l’association Respire et une équipe de scientifiques du Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace (Lpc2e) a mesuré pour la première fois la présence de particules ultra-fines dans le métro et le RER parisiens.
L’étude, rendue publique mercredi 18 septembre au matin, montre que ces particules ultra-fines représentent plus de 99 % des particules présentes dans l’air des tunnels, et que leur nombre peut monter jusqu’à 800 millions par mètre cube, soit un chiffre très supérieur à ce qui peut être mesuré en extérieur. Ces molécules « menacent tout particulièrement la santé des salariés et des usagers », précisent les auteurs.
Par ailleurs, « les mesures montrent des différences importantes entre différentes parties du réseau », indique l’étude. « Les différences sont considérables entre l’avant, l’arrière et le milieu du quai ; entre des stations plus ou moins profondes ; entre les couloirs et les quais, etc. Et même entre différents trains sur un même quai. »
L’association appelle à poursuivre ces mesures, plus fines que ce qui est actuellement pratiqué dans les transports sous-terrains parisiens. « Comprendre finement ces différences permettrait d’aider la RATP et la SNCF à diminuer les concentrations de polluant dans les enceintes souterraines ou les tunnels et l’exposition des usagers et des personnels », indique l’étude.
- Source : Étude Respire et Lpc2e