La vague de chaleur en Europe est due aux activités humaines
De telles vagues de chaleur risquent d'être de plus en plus fréquentes. - Pexels/CC/ClickerHappy
De telles vagues de chaleur risquent d'être de plus en plus fréquentes. - Pexels/CC/ClickerHappy
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La France suffoque déjà. Et le pire est à venir, selon une étude publiée le 20 juin par ClimaMeter, un projet de recherche financé par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Union européenne (UE). Une vague de chaleur intense a en effet touché l’Europe occidentale et méridionale entre le 20 et le 22 juin, notamment la France, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni.
Cet épisode marque la cinquantième vague de chaleur en France depuis le début des mesures en 1947. Celle-ci a été « précoce avec des niveaux de chaleur remarquables pour un mois de juin, sans être pour autant inédits », a précisé au Monde Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France.
Cette vague de chaleur a été plus chaude de 2,5 °C que celles des dernières décennies, selon ClimaMeter. Elle a également été plus sèche avec près de 2 mm/jour de précipitations. Les conditions météorologiques n’ont toutefois pas été exceptionnelles. Il est désormais possible d’avoir une vague de chaleur sans situation météorologique extrême.
ClimaMeter attribue ces températures élevées au changement climatique d’origine humaine, dont les activités sont consommatrices d’énergies fossiles. La variabilité naturelle du climat a « probablement joué un rôle mineur », souligne ClimaMeter. De telles vagues de chaleur risquent ainsi d’être de plus en plus fréquentes, précise l’étude.