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Politique

Le Média révèle qu’une caisse noire et un parfum de corruption mettent en cause la privatisation d’ADP

Mardi 4 février, Le Média a révélé que des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont perquisitionné fin janvier le domicile de l’ancien responsable de la filiale internationale d’Aéroports de Paris (ADP). En cause : plusieurs contrats passés à l’étranger avant et juste après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notamment en Libye.

Selon des sources collectées par Le Média, la pêche aux documents aurait été fructueuse et la nouvelle aurait provoqué un vent de panique au sein du groupe aéroportuaire. Depuis, la direction d’ADP ainsi que son principal actionnaire, l’État, cherchent à étouffer le scandale et à retarder l’ouverture d’une information pour ne pas nuire à la privatisation d’ADP.

Pour rappel, un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) a été lancé en avril 2019 par des députés et sénateurs à propos de la vente d’Aéroports de Paris. Cette première utilisation du RIP vise « à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». La procédure, qui se termine le 12 mars 2020, doit rassembler un dixième du corps électoral, soit 4.717.396 signatures pour aboutir à un référendum. Ce chiffre était, le 5 février 2020, de 1.027.945 — un peu plus de 20 % des soutiens nécessaires.

  • Source : Le Média
  • Photo : Mobilisation en faveur du référendum d’initiative partagée, le 16 janvier 2020, à Paris. © NnoMan Cadoret/Reporterre

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