Guyane, Mayotte... Le Sénat vote la relance de la recherche d’hydrocarbures dans les territoires d’outre-mer
Les sénateurs ont adopté à 227 voix pour la proposition de loi qui vise à réautoriser la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures en outre-mer. - Pexels / Kayden Moore
Les sénateurs ont adopté à 227 voix pour la proposition de loi qui vise à réautoriser la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures en outre-mer. - Pexels / Kayden Moore
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Jeudi 29 janvier, les sénateurs ont adopté à 227 voix pour et 105 contre la proposition de loi qui vise à réautoriser la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures dans les territoires d’outre-mer. Et ce malgré l’opposition du gouvernement et des associations environnementales.
L’objectif du texte, qui cible en particulier le pétrole en Guyane et le gaz à Mayotte, est de revenir en partie sur la loi Hulot. Celle-ci interdit depuis 2017 la recherche d’hydrocarbures et prévoit la fin de leur exploitation en France d’ici 2040.
C’est donc un grand bond en arrière qu’opère le Sénat. La proposition de loi est un contresens climatique : pour maintenir une chance de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, aucun nouveau projet fossile ne doit voir le jour.
Aucune garantie de trouver du pétrole
Mais pour le sénateur macroniste (RDPI) de Guyane Georges Patient, à l’origine de la proposition de loi, « vue des outre-mer, l’écologie est vécue comme une nouvelle forme de colonialisme. La loi Hulot en est l’incarnation, elle condamne à la stagnation des territoires français riches de leurs ressources, alors même que leurs voisins les exploitent et s’enrichissent ».
Il n’y a pourtant aucune garantie de trouver des réserves de pétrole en Guyane et de gaz à Mayotte. Les dernières campagnes d’exploration menées en Guyane se sont conclues par des échecs et les eaux autour de Mayotte restent inexplorées.
L’adoption définitive de la proposition de loi est loin d’être acquise, le texte doit recueillir une majorité des votes à l’Assemblée nationale.