123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefÉconomie

Le budget 2026 est « décevant », juge l’Institut de l’économie pour le climat

Au terme de sept mois de marathon budgétaire, l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) dresse un bilan « décevant » du budget 2026.

De fortes soustractions sont imposées sur plusieurs budgets clé de la transition écologique. Le financement de la rénovation des bâtiments (MaPrimeRénov’) et des primes à l’achat de voiture électrique sont massivement transférés sur le mécanisme des certificats d’économie d’énergie (CEE). « Il est impossible de savoir à l’avance combien les CEE apporteront » et « ces moyens seront rapidement consommés », ce qui entraînera des fermetures de guichet, que ce soit pour le leasing social ou MaPrimeRénov’, souligne l’association dans un billet de blog paru vendredi 6 février.

Ces purges s’ajoutent à un « nouveau coup de froid sur les finances locales », seconde lame d’un élagage débuté sur le budget 2025. « L’équation est particulièrement délicate pour les intercommunalités (EPCI), qui sont ciblées de façon disproportionnée alors qu’elles jouent un rôle prépondérant dans le pilotage et le financement de l’action climat au niveau territorial », écrit I4CE.

Des incertitudes demeurent sur les crédits dédiés à la planification écologique du secteur agricole et des forêts. La hausse des crédits du service public de l’énergie correspond au soutien à l’électricité et au gaz renouvelables. « Cette hausse résulte essentiellement du choix de ne plus affecter l’accise sur les carburants au soutien de l’injection de biométhane ou de la cogénération, comme initialement prévu », explique I4CE.

« Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement », écrit l’association, appelant notamment à l’adoption d’un nouveau « reflex climat » dans « chaque dépense structurante ».

legende