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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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Tribune — Quotidien

Le changement d’heure ne sert à rien

Un rapport sénatorial d’il y a presque vingt ans... mais toujours aussi actuel. En 1996, le sénateur Philippe François menait une analyse serrée du système de changement d’heure deux fois par an. Voici la conclusion de son rapport.


Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations.

En conséquence, la logique conduit à souhaiter l’abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel du temps.

Le choix de la Délégation pour l’Union européenne se porterait sur le maintien de l’heure GMT + 1 durant toute l’année, qui présente l’avantage d’être conciliable avec l’horaire global européen et de limiter le décalage des activités sur l’heure solaire.

Il autorise en outre chaque Etat membre à choisir, au sein de l’Union, le dispositif horaire préféré sur le plan national en n’occasionnant aucune modification perturbante : ce choix n’entraîne pas la création d’un nouveau « fuseau horaire » pour la France et le fait de ne pas modifier l’heure française en été ne constituera pas de difficulté supplémentaire dès lors que le dispositif actuellement en vigueur oblige de toute façon à modifier les horaires de transports et de communication dans toute l’Europe au moment des changements d’heure.

Si le souci d’économiser l’énergie et le souhait de favoriser les loisirs devaient être maintenus, une solution plus respectueuse des modes de vie pourrait être trouvée dans l’instauration d’horaires d’été, plus souples et mieux adaptés aux contraintes locales que l’heure d’été actuelle. Cette idée, déjà développée en 1915, conduirait ainsi à décaler les horaires des écoles, des administrations ou des entreprises, en fonction de leurs besoins, de leurs contraintes et de leur situation géographique par rapport au soleil. Cette solution aurait pour avantage de cesser de manipuler les données naturelles de la vie, dont on connaît désormais l’importance et les conséquences qu’elles peuvent avoir en termes de santé publique.

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