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Photographe dans les Vosges / © Mathieu Génon

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Déchets nucléaires

Le débat sur les déchets nucléaires à Bure tourne court

Boules puantes, fumigènes et annulation au bout d’un quart d’heure : le premier débat censé informer le public sur le projet de stockage souterrain dans la Meuse a tourné court, face à des dizaines d’opposants.


« Pour le débat public, c’est un échec. » Le président de la Commission particulière du débat public (CDDP) ne mâche pas ses mots après le premier débat public d’information, annulé au bout de quinze minutes après l’intervention de dizaines d’opposants au Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) des déchets nucléaires à Bure, en Meuse.

Dès l’ouverture du débat, à 19h [jeudi 23 mai], les militants hostiles au projet ont interpellé Claude Bernet, président de cette CDDP, qui n’a pas pu s’exprimer plus de deux minutes, face à des fumigènes, poules puantes et slogans hostiles, malgré un dispositif de gendarmerie conséquent.

La réunion devait se tenir dans la salle des fêtes du village, à deux kilomètres du laboratoire souterrain où se préfigure le futur Cigéo. Ce centre devrait servir à terme à confiner pour une très longue durée quelque 100 000 m3 de déchets nucléaires à haute et moyenne activité.

« Une poubelle atomique », pour les opposants

Le projet est entré en phase de conception industrielle, mais il reste plusieurs étapes décisives avant sa mise en service normalement prévue en 2025, s’il est autorisé par l’Autorité de sûreté nucléaire.

« On n’est pas venus ici pour vous entendre, mais pour vous empêcher de vous exprimer », a lancé un premier opposant, rejoint par des dizaines d’autres qui réclament « un référendum » et « le départ des technocrates parisiens ».

Pour la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), Marie-Claude Dupuis, « une vingtaine de militants ont pris en otage toute une salle, c’est regrettable ».

Les opposants dénoncent ce qu’ils considèrent comme « une gigantesque poubelle atomique de 300 ha en surface et 15 km2 de galeries souterraines », et pointent l’obsolescence des matériaux devant servir à contenir les déchets nucléaires enfouis.


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