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En brefÉtalement urbain

Le futur stade du PSG pourrait détruire les terres fertiles de Gonesse

Le stade du Paris Saint-Germain, le Parc des Princes, appartient à la mairie de Paris, qui refuse de le vendre au propriétaire qatari du club.

Après le projet de mégacomplexe commercial, culturel et sportif Europacity, abandonné après une décennie de lutte, les défenseurs des terres fertiles du triangle de Gonesse vont-ils devoir se débarrasser des rêves de grandeur du Paris Saint-Germain ?

Alors que la mairie de Paris refuse de lui céder le Parc des Princes, le club de la capitale cherche à acquérir des terres en Île-de-France afin d’ériger un stade géant et des projets immobiliers (hôtel et autres lieux d’activités). Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, a entrepris de solliciter les maires des communes de plus de 10 000 habitants pour savoir si elles disposent d’un terrain conforme au cahier des charges du club, c’est-à-dire d’au moins 50 hectares.

Selon L’Équipe, après Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, la ville de Gonesse dans le Val-d’Oise, à quinze kilomètres au nord de Paris, a manifesté son intérêt. Un courrier aurait été envoyé au président du PSG Nasser Al-Khelaïfi. « Gonesse possède 180 hectares de disponibles, a dit au quotidien sportif Claude Tibi, adjoint au maire en charge des finances, des commandes publiques et à la tête du groupe Agir pour Gonesse. Nous sommes desservis par trois autoroutes (A1, A3 et A104), proche de deux aéroports (Roissy et Le Bourget) et nous allons être raccordés au Grand Paris Express. Nous serons à 15-20 minutes de la gare Saint-Lazare. »

Pour les militants du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), pas de doute : ce sont une nouvelle fois les terres limoneuses, qu’ils défendent depuis près de 14 ans, qui sont en danger. « Une nouvelle fois, la municipalité de Gonesse reste dans sa position historique de politique "attrape-tout", visant à détruire les excellentes terres agricoles et le patrimoine alimentaire du triangle de Gonesse, dénonce le CPTG dans un communiqué. Depuis les années 70 en effet, les candidatures les plus invraisemblables se sont multipliées et ont fait successivement pschitt : le Stade de France, le circuit de Formule 1, Roland Garros, l’Exposition Universelle, Europacity et son centre d’affaires… »

Mais les activistes préviennent : eux qui avaient monté la première zad d’Île-de-France, en février 2021, ne laisseront pas le béton du PSG couler si facilement. « Nous réaffirmons la vocation alimentaire historique de ces terres, qui ne sont nullement à la disposition des Tontons-bétonneurs : pas question que le stade du PSG prenne racine sur le triangle de Gonesse ! »

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