Le gouvernement ne renonce pas aux autoroutes
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Le Plan « Investir pour la France », présenté par le premier ministre le 9 juillet, serait « écologique ». Problème : il prépare le financement de nombreux projets autoroutiers.
Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a présenté mardi 9 juillet le « Plan Investir pour la France ».
Présenté comme écologique, ce plan prévoit en fait une relance autoroutière. Il indique en effet : « Le Gouvernement propose de l’ordre de 30 Md€ d’investissements, tous financeurs confondus, dans les grands projets prioritaires : (scénario n°2 de la commission Mobilité 21) ».
Or qu’indique le scénario n°2 de la Commission Mobilité 21 ? Une longue liste de projets à des horizons plus ou moins lointains :
En « premières priorités » (p. 47) : Route centre Europe Atlantique, contournement est de Rouen, RN 154, A 54, contournement d’Arles, A 31 bis Toul-Luxembourg, A 45 Lyon Saint Etienne, RN 126 Toulouse Castres.
Puis, en « secondes priorités » (p. 48) : A 104 Méry-sur-Oise Orgeval, A 319 Langres Vesoul, A 355 grand contournement ouest de Strasbourg, grand contournement autoroutier de Lyon, Liaison est ouest Avignon, RN 154.
Et sans oublier, à des « horizons plus lointains » (p. 49) : A 26 Troyes Auxerre, A 51 Gap Grenoble, A 51 La Saulce La Batie Neuve, A 831 Fontenay le Comte Rochefort, désenclavement routier du Chablais.
Est-il besoin de rappeler que bon nombre de ces projets font l’objet de batailles écologistes de longue date ? Tels les projets d’Avignon, de Strasbourg, de Gap-Grenoble, de Lyon-Saint Etienne, de Castres-Toulouse.
Selon l’association Agir pour l’environnement, « en faisant le choix de soutenir le scénario n°2 du rapport Duron, présenté comme le plus ambitieux par le premier ministre, le gouvernement a décidé d’investir massivement dans une relance autoroutière, présentée comme compatible avec la transition énergétique. »