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Le jardin sans pétrole manque de soleil !

18 juin 2016 / par Christine Laurent (Reporterre)



Que d’eau, que d’eau ! Cela donne une végétation luxuriante. Mais faute de soleil - deux fois moins que la normale -, de nombreuses plantes sont fragilisées.

Aujourd’hui, les miens sont occupés ailleurs et la grève du RER se poursuit. Je n’ai pas pour autant renoncé à aller voir comment les plantes s’en sortent avec cette météo foutraque et cette privation de lumière, qui se poursuivent depuis plusieurs semaines.

J’ai cherché des données objectives car nous aussi sommes sensibles au manque de lumière. Et selon les relevés de Météo France entre le 9 mai et le 10 juin 2016, l’ensoleillement en Ile-de-France est passé en moyenne de 220 heures à 106 heures, soit deux fois moins de soleil que d’habitude ! Moins de soleil mais aussi plus de pluie, beaucoup plus de pluie !

Imperméable, lentilles germées et seau d’épluchures dans les sacoches du vélo, je suis arrivée sans encombre au jardin. Le sol est saturé d’eau, l’herbe fauchée il y a trois semaines plus luxuriante que jamais. La livèche caracole à plus de trois mètres au-dessus du sol, comme l’artichaut. Ce dernier est le repère de fourmis gourmandes dont l’élevage de pucerons s’étend des basses tiges jusqu’aux fleurs ! Sur les buttes, le mouron domine. En observant cette plante, on découvre quelques fleurs orangées à peine ouvertes. Il s’agit du mouron rouge, Anagallis arvensis, qui dans notre jardin n’est pas loin de son biotope primaire, celui des sables et des limons des vallées alluviales. Il a tout envahi, rampant hardiment et pompant le nitrate du sol. La concurrence est rude et il va falloir désherber !

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Anagallis arvensis

A cause du manque de lumière, la digitale est restée endormie et toutes les plantes, dont la photosynthèse a été mise à mal, sont fragilisées. Leurs feuilles attaquées par toutes sortes de chenilles, limaces et autres insectes. Les escargots sont partout, énormes, jamais repus.

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Les abeilles vrombissent dans la bourrache

Que penser de la coriandre qui n’est pas revenue cette année ! Est-ce l’eau, le manque de lumière ou la dose de compost qui a empêché ses graines de germer ? La bourrache a commencé à fleurir et les abeilles vrombissent d’une corolle bleue à l’autre. Voilà un spectacle rassurant.




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Lire aussi : Malgré la pluie, le Jardin sans pétrole s’épanouit en couleurs

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos : © Christine Laurent/Reporterre

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