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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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Jardin sans pétrole

Malgré la pluie, le Jardin sans pétrole s’épanouit en couleurs

Lie de vin et nuances de vert, malgré le mauvais temps, le Jardin sans pétrole est lumineux et la livèche joue le rôle titre sur cette scène colorée.

Samedi matin, avant de rejoindre mon petit lopin de terre en lisière de forêt, je suis allée à la rencontre des jardiniers de la forêt-jardin du domaine départemental de Chamarande. Un espace de quelque 5.000 m2, dans lequel la paysagiste Astrid Verspieren a installé un paysage comestible. Une association locale s’est créée pour l’entretenir et je viens leur parler du sol, ou plutôt de la terre. Mine de rien, en trois ans d’observation, nous avons appris beaucoup sur le lien entre terre et plante et sur la manière dont la première conditionne la seconde. Mais ici, le sol est plus riche et plus argileux que dans notre jardin et ce qui a empêché les plantes installées de pousser, ce sont les plantes herbacées qui ont pris le dessus, encouragées par les pluies intarissables.

Les haricots sortent de terre.

À une poignée, en ne disposant que de quelques heures dans la semaine, la gestion différenciée qui consiste à ne pas appliquer la même attention partout est indispensable. Se promener, repérer les plantes intéressantes et les marquer, mettre une bonne épaisseur de broyat de bois au pied des arbres et des arbustes ainsi que dans les allées et faucher au fur et à mesure des floraisons pour éviter que trop de graines des plantes spontanées et, par conséquent, très adaptées à la terre, ne puissent germer l’année prochaine. Comme ce gaillet gratteron qui rampe et se colle sur les autres plantes pour progresser.

À quoi bon le savon noir et le bicarbonate avec la pluie qui tombe !

Il est presque 13 heures quand nous arrivons sur nos terres et filons directement sous les thuyas pour nous protéger d’une averse… qui nous a accompagnés jusqu’à la gare. Juste le temps de s’émerveiller devant les couleurs resplendissantes : le lie de vin de l’arroche rouge, le vert franc de la livèche, celui tendre des cressonnettes marocaines ou tirant sur le jaune des haricots propulsés hors de terre par les racines.

Récolte sous la pluie.

La livèche est reine de la semaine, presque aussi haute que l’artichaut. Celui-ci se débat contre les pucerons encouragés par les fourmis. Cette année, les coccinelles sont présentes en nombre mais je ne vois pas leurs larves gloutonnes qui contiendront l’expansion des pucerons. À quoi bon le savon noir et le bicarbonate avec la pluie qui tombe !

Je coupe un peu de salade, d’oseille, de menthe, de ciboulette, de thym citron, de livèche, dont le goût est proche du céleri, et, les pieds trempés, nous pédalons joyeusement jusqu’à la gare.

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