33 %
Objectif 30 000 €

Le printemps arrive, le jardin s’apprête à exploser... de vie

19 mars 2016 / Christine Laurent (Reporterre)



En attendant l’imminente l’explosion végétale printanière, les semis ne doivent surtout pas manquer d’eau. Heureusement, un système automatique va s’en charger.

Nous avons été accueillis au jardin par le chant du pinson des arbres (Fringilla coelebs), une mélodie joyeuse qui accompagne la floraison des jonquilles. Sous la terre, le printemps frémit. Les feuilles des rhubarbes sont prêtes à se déplier. Les germes des fèves et des pois gourmands ont franchi la carapace protectrice des graines et n’attendent qu’un peu de chaleur pour se déplier et se lancer le long des tuteurs. Une coccinelle – la vraie bête à bon dieu de mon enfance – se promène sur une bourrache en pleine résurrection.

Bientôt… bientôt… Il reste peu de temps avant l’explosion végétale.

JPEG - 199.4 ko
Les feuilles de rhubarbe sont prêtes à se déplier.

Le défi du jour est donc d’apporter l’eau jusque sous le châssis pour arroser les graines de salades, de poireaux, de choux-raves, de choux brocolis et de radis que nous allons semer aujourd’hui, cette fois sans tenir compte du calendrier biodynamique car c’est incompatible avec nos emplois du temps.

L’eau, plus importante à la vie que la lumière 

L’idée est de pouvoir arroser nos semis quand nous ne sommes pas là. Et l’eau est indispensable à la germination et à l’éclosion de la vie. Elle est même plus importante que la lumière ; en témoignent les graines germées que je produis dans un pot en verre dans ma cuisine pour agrémenter les salades. Quand les premières feuilles se seront formées, alors la lumière du soleil deviendra la source de la croissance végétale.

JPEG - 198.1 ko
La préparation des planches se poursuit.

Jusqu’à maintenant nous utilisions l’eau des propriétaires pour remplir une cuve afin de pouvoir leur rembourser l’eau consommée. Depuis cette année nous avons un accès direct à l’eau potable, un compteur autonome et un petit programmateur. En inspectant les coins du jardin, nous avons retrouvé les traces d’un ancien arrosage automatique de grande qualité que nous pouvons partiellement réutiliser moyennant le remplacement de quelques raccords. Il fait nuit quand notre système est en place et nous programmons l’arrosage automatique à la lueur d’un téléphone portable : deux minutes de brumisation tous les matins à 7 h 30. Tant que la température frise le zéro degré, le châssis est couvert d’un film protecteur qui permet de maintenir l’humidité du sol.

Cette année, nous n’avons semé à Paris que les graines de tomates et de basilic qui ont besoin de chaleur… Maintenant que les graines ont levé, nous les avons déménagées dans un appartement très accueillant sur les hauteurs de Bagnolet.




Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Lire aussi : Chronique du jardin sans pétrole - La magie du printemps opère

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos : © Christine Laurent/Reporterre

DOSSIER    Jardin sans pétrole

6 décembre 2016
Le fantasme des Fillon, Macron, et Montebourg sur le renouveau minier de la France
Info
21 novembre 2016
Trump désigne un climatosceptique, Myron Ebell, comme ministre de l’Environnement
Info
7 décembre 2016
En Ile-de-France, Les Républicains asphyxient l’agriculture biologique
Tribune


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre

Dans les mêmes dossiers       Jardin sans pétrole





Du même auteur       Christine Laurent (Reporterre)