Chronique du jardin sans pétrole - La magie du printemps opère

Durée de lecture : 2 minutes

11 avril 2015 / Christine Laurent (Reporterre)



Tout est vert et frais, les plantes vivaces sortent de l’hiver : cassissier, groseillier, roquette perpétuelle, livèche, camomille matricaire, achillée millefeuille, oseille, fraisier... Et l’on croise même l’élégante cétoine dorée dans sa robe de soirée.

Le gel semble derrière nous et nous avons remis le pluviomètre en service. Il est bien plein, indiquant qu’il est tombé trois centimètres et demi d’eau cette semaine ! Tout est vert et frais.

Les plantes vivaces sortent de l’hiver et les petites feuilles pleines de chlorophylle témoignent de la remise en route de la centrale solaire : les cassissiers, le groseillier, les framboisiers, la roquette perpétuelle, la livèche (un céleri branche rustique), la camomille matricaire, l’achillée millefeuille, la menthe, la ciboulette, l’oseille, les fraisiers, l’artichaut et sept pieds de rhubarbe revenus du néant dans lequel les limaces les avaient propulsés pour six d’entre eux.

Le brocoli en fleur

Il y a aussi les graines qui ont germé toutes seules comme la coriandre, l’arroche rouge, la bourrache et ce cadeau incroyable : deux pieds de brocoli en fleur, c’est-à-dire prêt à consommer ! On ne les attendait plus, les ayant plantés en mai dernier. Il faudra que je révise les mœurs de ma brassicacée préférée.

Le hanneton des roses

Tandis que je poursuis le nettoyage des ronces autour du noisetier avec Léonie, Jean-Marie débarrasse les buttes de la renoncule rampante et de la véronique. Oh, un scarabée d’or ! Léonie est émerveillée devant ce coléoptère si courant autrefois mais que les pesticides et l’ignorance des jardiniers ont raréfié. On confond souvent sa larve avec celle du hanneton et le pauvre insecte n’a que rarement l’occasion de devenir adulte.

Après vérification, il s’agit d’une cétoine dorée que l’on reconnaît à sa carapace d’un vert métallique très élégant. Dans cette tenue de soirée, la belle cétoine fait la coquette et ne goûte que le pollen des fleurs, de préférence celles des roses ou des églantiers, rosiers sauvages, si bien que certains la surnomment le hanneton des roses. Il lui arrive dans son festin de castrer les fleurs en broyant les étamines, supprimant l’espoir de quelques fruits.

La Cétoine dorée

C’est à l’état de larve, quand elle ressemble à un gros ver blanc tout mou, qu’elle rend service au jardinier. Les vers blancs se plaisent dans les végétaux en décomposition et participent à la fabrication de l’humus et du compost.

Le rôle de cette larve est essentiel, car elle brasse, aère, enrichit de ses crottes et surtout accélère le processus en grignotant et recyclant la matière organique. Mais Léonie n’est pas d’accord pour que la cétoine aille pondre dans le compost. Il lui faut une plus belle maison !





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Source : Christine Laurent pour Reporterre

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