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Agriculture

Le projet de loi alimentation parle d’économie, peu d’écologie

Ce mercredi 31 janvier, le projet de loi sur l’alimentation a été présenté en conseil des Ministres. Censé s’appuyer sur l’intégralité des conclusions des ateliers des Etats généraux, celui-ci traite en fait principalement des enjeux économiques, laissant de côté les questions environnementales.

-  Télécharger le projet de loi :

Pour Camille Dorioz, coordinateur du réseau agriculture et alimentation de France Nature Environnement, « nos craintes sont confirmées : la loi alimentation n’est en fait qu’une loi d’économie agricole, explique-t-il dans un communiqué. Le gouvernement a déconnecté les enjeux économiques des enjeux sociétaux sur la santé des citoyens ou la préservation des ressources naturelles et de l’environnement. C’est une grave erreur, la réponse à la crise économique ne peut se faire durablement sans répondre à la crise environnementale : plus vert, c’est plus juste. »

Pour le député François Ruffin, le projet de loi manque de cap : « ce texte ne propose rien, ou presque rien, pour aller vers un autre modèle d’agriculture, écrit-il sur son site. Il se concentre sur la “plomberie” : les relations agriculteurs/transformateurs/distributeurs, qui ont un intérêt comme mesure d’urgence, à court terme, mais sans vision, sans souffle, sans ambition. Autrement dit, le premier chantier des Etats généraux de l’alimentation, “création et répartition de la valeur”, est repris dans ce projet de loi. Mais du second chantier, à peine des miettes. »

Des annonces complémentaires à la loi sur les pesticides, la santé ou l’agriculture biologique sont attendues dans les prochains mois. Pour France Nature Environnement, le débat parlementaire à venir doit être l’occasion de renforcer ce texte pour en faire une véritable loi au service de la transition agroécologique, de la santé, de l’information des citoyens et pour une rémunération juste des agriculteurs.

Pour rappel, les états généraux de l’alimentation se sont clos jeudi 21 décembre, en l’absence de Nicolas Hulot, mécontent du résultat. Et avec la déception des ONG, des syndicats paysans, et de plusieurs élus, face aux médiocres annonces du Premier ministre Edouard Philippe.

-  Source  : FNE, Reporterre.

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