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En bref — Économie

Le pseudo prix Nobel d’économie couronne un économiste minorant les effets du changement climatique

Le 50e prix de la Banque royale de Suède - souvent appelé, à tort, prix Nobel d’économie - a été attribué lundi 8 octobre aux Étasuniens William Nordhaus et Paul Romer, qui ont décrit les vertus et nuisances de l’activité économique sur le climat.

William Nordhaus, 77 ans, professeur à l’université de Yale, s’est spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique. Il a été le premier, dans les années 1990, à modéliser le lien entre l’activité économique et le climat en conjuguant les théories et l’expérience tirées de la physique, de la chimie et de l’économie, a expliqué le jury Nobel.

Problème, comme le rappelle sur le site d’Alternatives économiques Antonin Pottier, auteur de Comment les économistes réchauffent la planète, les analyses de Nordhaus ont conduit à minorer l’importance du changement climatique, considérant comme acceptable pour l’économie un réchauffement de... 3,5 °C. Alors que 2 °C est considéré par les climatologues comme un seuil au-delà duquel le climat serait bouleversés avec des conséquences irréversibles.

Dans le scénario décrit par Nordhaus, la trajectoire optimale conduit à un réchauffement de 3,5 °C en 2100.

L’annonce de ce Nobel coïncide avec la publication d’un rapport alarmiste des experts climat de l’ONU (Giec) qui appellent à des transformations « sans précédent » pour limiter le réchauffement climatique. Soit bien loin du scénario tranquille conseillé par le pseudo prix Nobel.

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