Le tourisme pèse toujours plus lourd dans le réchauffement climatique
Vingt pays contribuent aux trois quarts des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie du tourisme. - Pixabay / CC / dimitrisvetsikas1969
Vingt pays contribuent aux trois quarts des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie du tourisme. - Pixabay / CC / dimitrisvetsikas1969
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Le tourisme est toujours plus polluant et inégalitaire. Selon une étude publiée dans la revue Nature communications mardi 10 décembre, les émissions mondiales du tourisme ont augmenté de 3,5 % par an entre 2009 et 2019, soit le double de celles de l’économie mondiale. Elles atteignaient en 2019 5,2 gigatonnes de CO2, l’équivalent de 8,8 % du total des émissions mondiales.
Les émissions liées à l’industrie du tourisme sont associées à des inégalités alarmantes. Les vingt pays les plus émetteurs contribuent aux trois quarts de l’empreinte mondiale. Les touristes étasuniens représentaient à eux seuls 19 % de l’empreinte totale du tourisme mondial en 2019 et les chinois 15 %.
Limiter la croissance du transport aérien
Les revenus de cette industrie ont quasiment doublé en une décennie, passant de 3 500 milliards de dollars en 2009 à 6 000 milliards en 2019.
Or, pour atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C comme le prévoit l’Accord de Paris, les émissions du secteur devraient être réduites de plus de 10 % par an jusqu’en 2050, précisent les chercheurs.
Pour y arriver, l’étude estime que la réduction du volume de voyageurs n’est « pas une approche idéale », car elle est n’est pas « juste et équitable » selon les pays. Il faudrait plutôt limiter la croissance de la demande de transport aérien, en particulier les longs-courriers internationaux, pour « obtenir des résultats souhaitables d’un point de vue climatique et social », estiment les chercheurs.