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En brefAgriculture

Les chambres d’agriculture sont hostiles au bio, critique la Cour des comptes

Placées sous la tutelle de l’État, les chambres d'agriculture sont censées dispenser leurs aides et conseils de manière neutre aux agriculteurs. Ici, la chambre d'agriculture de Rennes en 2011.

Corruption, subventions indues, absence de soutien envers l’agriculture biologique. La Cour des comptes a publié le 1er octobre un rapport assez sévère concernant les dérives des chambres d’agriculture. Ces établissements publics placés sous la tutelle de l’État sont censés dispenser leurs aides et conseils de manière neutre aux agriculteurs. Or, certaines d’entre elles ne respectent pas leurs obligations.

La cour a remarqué que les chambres n’étaient pas favorables à l’agriculture biologique, estimant qu’elle adoptaient « des motions hostiles à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires directement inspirées des éléments de langage syndicaux ». En clair, elles reprennent le discours pro-pesticides du syndicat majoritaire FNSEA.

La cour déplore aussi la « timidité » des chambres d’agriculture « en ce qui concerne l’accompagnement des transitions environnementales ». Elles seraient trop « réservées », avec des actions « d’ampleur limitée » pour promouvoir l’agriculture biologique.

Des subventions attribuées de manière indue

L’audit mené par la Cour des comptes a également identifié « certains risques d’atteintes à la probité » — soit des cas de corruption. Mais elle ne cite aucun exemple précis, préférant préconiser l’instauration d’un « un code de conduite » pour lutter contre ces dérives.

Enfin, la cour a identifié plusieurs cas de subventions indues, comme cette subvention de 66 300 euros attribuée plusieurs années de suite par la chambre d’agriculture de Vendée, dominée par le syndicat FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles)... à la FDSEA.

Autre exemple qui pose question : les 41 000 euros attribués par la chambre d’Ile-de-France aux Jeunes Agriculteurs pour l’organisation des fêtes des moissons et des récoltes. « L’attribution irrégulière de subventions doit disparaître des pratiques du réseau et la tutelle doit y veiller », peut-on lire dans le document.

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