Les coquilles Saint-Jacques menacées par la pêche à la praire
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L’association Bretagne vivante tire la sonnette d’alarme : « En rade de Brest, la pêche menace les fonds marins, et pourrait compromettre le renouvellement des stocks de coquilles Saint-Jacques. »
« Plus de 900 espèces d’invertébrés et 150 espèces d’algues ont été recensées sur le maërl, un écosystème marin constitué d’accumulations d’algues calcaires rouges et typique des côtes de Bretagne. Ils constituent une zone de nurserie pour des espèces commercialement exploitées (coquille Saint-Jacques, pétoncles, palourdes, praires) et les jeunes poissons (bar, dorade, lieu, rouget) », explique l’association dans un communiqué. Cet écosystème est donc un réservoir de biodiversité maritime. Pourtant, ce maërl est actuellement en danger, notamment en rade de Brest.
Les pollutions et les activités humaines, comme l’extraction ou la pêche avec engins traînants, menacent le bon état de ces bancs de maërl.
Récemment, en rade de Brest, les bancs de maërl ont été fortement endommagés par la pêche à la praire (un coquillage). Or, souligne l’association, « sans maërl vivant, le renouvellement des stocks de coquilles Saint-Jacques (et de pétoncles noirs) s’effondre. »
Bretagne Vivante appelle à la mise en place rapide d’une gestion plus durable. « La dégradation récente du maërl est très rapide, et la croissance naturelle du maërl extrêmement faible : si rien n’est fait, les pertes massives constatées ces dernières années ne pourront plus être compensées. »
- Source : Bretagne vivante.