Les eaux Contrex et Hépar présentent des taux de microplastiques « exorbitants »
Les eaux Contrex et Hépar sont polluées par des décharges sauvages de bouteilles en plastique situées au-dessus des nappes dans lesquelles elles sont puisées. - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 / Pop in the City
Les eaux Contrex et Hépar sont polluées par des décharges sauvages de bouteilles en plastique situées au-dessus des nappes dans lesquelles elles sont puisées. - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 / Pop in the City
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Les bouteilles d’eau minérale « naturelle » des marques Contrex et Hépar contiennent des taux « exorbitants » de microplastiques dangereux pour la santé. C’est le constat d’une enquête de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur ces deux marques du groupe Nestlé Waters, révélée par Mediapart.
Cette pollution est due à quatre décharges sauvages de bouteilles plastiques dans les Vosges. De 2016 à 2024, Nestlé Waters y a laissé en pleine nature des centaines de milliers de mètres cubes de bouteilles en plastique et en verre. Sur la décharge sauvage de Contrexéville, les agents de l’OFB estiment que les déchets représentent 250 000 m³, soit l’équivalent de 66 piscines olympiques.
Selon les inspecteurs de l’environnement, des particules de microplastiques se sont écoulées dans les eaux superficielles et souterraines à des concentrations « rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune ».
L’OFB a également découvert dans l’eau de certains forages de Nestlé des taux de microplastiques 5 à 3 000 fois supérieurs aux taux habituellement relevés dans les sources d’eau destinées à la consommation humaine.
Un procès en novembre
« Toutes les analyses réalisées par des laboratoires accrédités pour la recherche de microplastiques contredisent l’hypothèse de la présence d’une pollution microplastique dans nos forages, a réagi Nestlé Waters auprès de l’Agence France-Presse. Toutes nos eaux peuvent être bues en toute sécurité. »
Nestlé Waters sera jugé devant le tribunal correctionnel du 24 au 28 novembre pour ces décharges sauvages. Dans son réquisitoire, consulté par Mediapart, le parquet dénonce le « cynisme » de la multinationale dont « l’attitude désinvolte […] impose une condamnation dissuasive ».