Les écologistes contestent l’envoi de combustible nucléaire Mox au Japon
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Un chargement de MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium, une substance très radioactive, doit quitter Cherbourg mercredi 5 juillet par la mer pour le Japon, sous haute surveillance policière et les critiques des écologistes.
Partie peu après 3 h du matin de l’usine Areva de Beaumont-Hague, à 20 km de Cherbourg, la cargaison est arrivée vers 4 h 45 sur le port, à bord de deux poids lourds escortés par des dizaines de véhicules de forces de l’ordre et un hélicoptère, a constaté un photographe de l’AFP. Selon la préfecture de la Manche, « plusieurs centaines d’hommes » ont été mobilisés. Le chargement à bord d’un navire spécialisé a démarré peu avant 9 h, selon la même source. De source proche du port de Cherbourg, le bateau doit partir à 17 h au plus tard.
Il s’agira du sixième transport de MOX de la France vers le Japon, le premier ayant eu lieu en 1999. Le dernier datait de 2013. Il faut en général environ 65 jours au MOX pour rejoindre le Japon par la mer.
Une petite vingtaine de militants de Greenpeace ont déployé des banderoles et déclenché des fumigènes au passage du convoi peu avant son arrivée sur les quais, selon le photographe. Ils risquent 75.000 euros d’amende s’ils s’approchent du chargement à moins de 300 m du navire. « Nous dénonçons la dangerosité de ce transport et en particulier le risque de prolifération nucléaire et de détournement à des fins militaires », a déclaré à l’AFP Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires de Greenpeace France, qui se trouvait parmi les manifestants. Selon l’ONG, la cargaison comprend 8 tonnes de MOX incluant 640 kg de plutonium, « le plus grand radiotoxique du monde », ce qui fait du MOX un combustible plus radioactif que le combustible classique composé uniquement d’uranium.
- Source : Romandie