Les graines témoignent de notre connexion à l’univers

12 mars 2016 / Christine Laurent (Reporterre)



Le 3 mars étant la date idéale, selon le calendrier des semis en biodynamie, pour les légumes fruits, nous avons planté les graines de tomates noire de Crimée, cerisette Brin de Muguet, rose de Berne et jaune Ida Gold.

Début mars, j’ai apporté dans mes sacoches de vélo de quoi faire les premiers semis. Un mélange de compost et de terre de jardin tamisé à la passoire de cuisine. Il a pris la place des épluchures de légumes dans le seau qui nous accompagne à chacune de nos virés au jardin. Quelle satisfaction de pouvoir, le 3 mars, rassembler sur la table de la cuisine tout ce qu’il faut pour faire les premiers semis de tomate. Du matériel que j’ai récupéré dans mes pérégrinations quotidiennes : petites cagettes (chez le fromager), plaques d’œuf (à l’Amap), sacs en amidon de maïs (à la Biocoop), marc de café (de la maison) et mélange compost/terre (du jardin). Seules les graines (en mélange avec notre première récolte) et les étiquettes en bambou ont été achetées. On fera encore mieux l’année prochaine !

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Les boîtes à semis.

Quelques coups de cutter plus tard, je dispose de deux boîtes à semis avec 40 alvéoles dans l’une, remplies de compost/terre et 24 alvéoles dans l’autre où le mélange a été enrichi de marc de café. C’est important d’essayer chaque année de nouvelles méthodes vantées par d’autres avant de les adopter ou non. Me voilà prête à disposer avec précaution mes graines de tomates : noire de Crimée, cerisette Brin de Muguet, rose de Berne et jaune Ida Gold. Difficile de choisir dans la multitude des variétés de tomates (plus de 1.000 inscrites au catalogue européen !). Ces quatre là sont des variétés plutôt rustiques dont nous espérons qu’elles survivront… La culture des tomates est de celles qui nous demandent le plus d’attente et de soin et, finalement, nous procurent le plus de joie quand les fruits ayant résisté à la pluie et au froid commencent à prendre formes et couleurs.

La date du 3 mars n’est pas le fait du hasard de mon emploi du temps ! Non, pour la première fois cette année, j’ai suivi les conseils du calendrier des semis en biodynamie pour les légumes fruits, catégorie à laquelle appartiennent les tomates. J’aime cette idée que les graines ne réagissent pas seulement à leur environnement immédiat – terre, chaleur et humidité – mais aussi aux variations cosmiques, qu’elle témoignent quand elle s’élancent vers le ciel de notre connexion à l’univers.

Pour l’instant, la chaleur leur suffit mais dans quelques jours, il faudra que je leur trouve une fenêtre mieux exposée à la lumière… que mon premier étage parisien.




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Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photo : © Christine Laurent/Reporterre

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