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En brefEau et rivières

Les négociations pour un traité protégeant la haute mer patinent

La troisième session des négociations sur un traité pour les océans se sont terminées vendredi 30 août à New York « sans avancée majeure », selon Greenpeace. Plus de 190 pays se sont réunis aux Nations unies pour négocier un traité mondial sur la haute mer qui pourrait contribuer à protéger au moins 30 % des océans d’ici à 2030.

L’enjeu de ce traité est crucial : il doit notamment permettre la création de réserves marines protégées dans les eaux internationales afin d’enrayer le déclin de la biodiversité marine.

Pour Greenpeace, « les négociations à l’ONU sur les océans ne sont pas à la hauteur de l’urgence ». « Le manque de volonté politique pour un résultat efficace de ces négociations est alarmant, certains pays restant clairement favorables à l’exploitation des océans plutôt qu’à leur protection, a souligné Edina Ifticène, chargée de campagne Océans à Greenpeace, dans un communiqué. C’est pourquoi il est si frustrant de voir les États membres de l’Union européenne proposer des solutions insuffisantes qui n’offrent aucun réel changement pour nos océans. Nous nous attendons également à ce que des pays maritimes, tel que la France, deuxième domaine maritime mondial, soit leader dans ces négociations au niveau européen, ce qui n’est malheureusement pas le cas. »

La phase finale des négociations aura lieu en 2020.

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